Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur. Je vous ai entendu. Pour me rendre dans votre commune une semaine entière toutes les six semaines, je partage une partie de ces constats. Partagez avec moi celui qu'Emmanuel Macron n'est pas responsable de la situation marseillaise qu'on connaît depuis des dizaines d'années.
Même si je n'ai pas l'honneur d'être élu d'une circonscription marseillaise, je ne fais pas le même constat que vous concernant l'action extrêmement courageuse, répétée et continue, partout sur le territoire marseillais, des policiers et des gendarmes mobiles, qui font un travail très important contre les trafiquants de stupéfiants. Il n'y a pas de zone de non-droit à Marseille ou ailleurs , même s'il est vrai que nous avons eu comme héritage 164 points de deal, une absence quasiment totale de caméras de vidéoprotection installées par la municipalité. Dans tous les quartiers nord de Marseille, il n'y en a quasiment pas, celles-ci étant concentrées dans le centre-ville – très important. Mais les problèmes sont dans les quartiers nord : problèmes d'urbanisme, problèmes de transport, problèmes de sécurité, problèmes de concentration de la misère, problèmes d'école, problèmes de service public.
Il manquait 300 policiers à Marseille. Nous les avons fait venir : 100 sont déjà arrivés…