Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation. Madame Hammerer, je vous remercie de vos propos : avant toute chose, je souhaiterais, comme vous, saluer l'action de la MSA, de ses élus, de ses agents, de son président Pascal Cormery. Leur travail en matière sociale est absolument précieux, voire essentiel, pour l'ensemble des territoires, d'ailleurs confortés par le maillage que constitue le réseau de la MSA.
Afin de préserver celle-ci, il faut la doter de moyens : tel est le sens de la nouvelle convention d'objectifs et de gestion, qui a fait l'objet de nombreuses discussions sous l'égide du Premier ministre. J'ai plaisir à vous indiquer que, le 13 octobre, elle a été approuvée par le conseil d'administration de la MSA , ce qui montre que nous avons réussi à lui conserver ses moyens, qu'il s'agisse des emplois ou d'un budget en hausse pour les actions sanitaires et sociales. Il nous revient désormais de la mettre en œuvre dans le même état d'esprit que celui qui a présidé à sa conception.
La MSA jouera demain un rôle plus crucial encore : je pense aux crises sanitaires et climatiques, au plan d'action consacré à la détresse du monde agricole, fondé en partie sur le rapport de votre collègue Olivier Damaisin, ou encore à la revalorisation des pensions de retraite résultant de l'adoption à l'unanimité de la proposition de loi d'André Chassaigne et Huguette Bello. Je pense aux maisons France services, où le rôle de la MSA, là encore, sera primordial. On dit de celle-ci qu'elle est l'agent du dernier kilomètre : en fin de compte, elle est peut-être celui du premier kilomètre, tant son action la porte à aller vers les autres.