Jean-Michel Blanquer,
Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports •
1 déc. 2020Le ministère chargé des sports s'inscrit pleinement dans la volonté du Gouvernement de respecter ses engagements budgétaires et entend placer son action sous le sceau de l'efficacité et de la transformation. L'objectif est de réussir les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 en termes de haute performance mais aussi de développement des pratiques sportives pour tous, en visant 3 millions de pratiquants supplémentaires d'ici 2024. En 2020, le ministère des sports dispose de 710,42 M€ de moyens d'intervention (hors masse salariale des agents de l'administration centrale et des services déconcentrés). Il s'agit d'un niveau inédit depuis 2006 avec + 9,8 % d'augmentation, soit un peu plus de 65 M€ (à périmètre constant). Ces moyens renforcés permettent de déployer des mesures ambitieuses en faveur de la haute performance comme du développement du sport pour tous. Ils financent aussi un programme de rénovation et de construction d'équipements sportifs qui participera pleinement à l'héritage de Paris 2024. Cet investissement dans des infrastructures est aussi un levier majeur pour faire de la France une nation plus sportive. Ainsi cette augmentation se traduit par : - une action soutenue en faveur de la haute performance (90 M€) en vue des grandes échéances sportives à venir : jeux Olympiques et Paralympiques 2020 (reporté en 2021), 2022 et 2024, championnats du monde et d'Europe ; - un budget constant pour le développement des pratiques sportives pour tous (194 M€) à destination des associations sportives ou encore des équipements territoriaux ; - un investissement important dans les équipements sportifs structurants en vue des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 (129,25 M€) ; - un budget conforté pour l'administration centrale qui intègre à nouveau la masse salariale des CTS (120,84 M€), des moyens en légère hausse en faveur des établissements, les centres de ressources, d'expertise et de performance sportives et écoles nationales dépendant du ministère (117,36 M€) et un budget de fonctionnement de près de 59 M€ pour la direction des sports qui assure les missions régaliennes de tutelle des établissements publics, de suivi des fédérations, d'encadrement juridique des pratiques (formation, sécurité, prévention), de soutien aux grands événements sportifs ou encore de lutte contre le dopage. L'Agence nationale du sport (ANS) créée en 2019 illustre la volonté que l'affectation des crédits liés à haute performance et au développement du sport pour tous puisse être discutée au sein d'une véritable gouvernance partagée entre l'État, le mouvement sportif, les collectivités territoriales et le monde économique, au service des besoins essentiels des territoires.