Emmanuelle Wargon,
Ministère auprès de la ministre de la transition écologique, chargé du logement •
2 mars 2021Le lancement de la plateforme « Echanger-Habiter » fait suite à la signature en avril 2018 d'un Engagement cadre en faveur de la mobilité dans le parc social d'Île-de-France, entre le préfet de la région Île-de-France, le ministre chargé du logement, l'Union sociale pour l'habitat d'Île-de-France (AORIF) et Action logement (AL). La mise en œuvre de la bourse d'échanges de logements entre locataires, développée par l'AORIF, suite à l'engagement pris par les bailleurs sociaux auprès de la Ville de Paris, avec le soutien de l'État et d'AL, constituait l'un des axes majeurs de ce document. Une telle initiative mérite toute l'attention des acteurs publics et doit être soutenue. Encourager la mobilité dans le parc social permet en effet l'accomplissement d'un parcours résidentiel choisi. La plateforme en elle-même constitue un important levier pour adapter le logement à la situation des locataires du parc social et participe à un renouvellement de l'offre de logements sociaux. Plus généralement, le Gouvernement a pour ligne directrice de favoriser toutes les initiatives en faveur de la mobilité des ménages dans le parc social. C'était notamment l'objectif de l'article 109 de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (ELAN) qui a étendu les missions des commissions d'attribution de logement (CAL) à l'examen de l'occupation des logements (CALEOL), en permettant à cette commission de faire des recommandations de relogement dans le cadre de cet examen. C'est également l'objet de certaines dispositions du décret n° 2019-1378 du 17 décembre 2019 relatif à la cotation de la demande de logement social et du décret n° 2020-145 du 20 février 2020 relatif à la gestion en flux des réservations de logements locatifs sociaux. Par application de ces décrets, la cotation de la demande de logements sociaux mise en place par les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) peut être spécifique pour les mutations internes, lesquelles sont exclues de l'assiette à partir de laquelle est calculé le flux d'attributions annuel dédié à chaque réservataire.