Bruno Le Maire,
Ministère de l’économie, des finances et de la relance •
8 mars 2022L'assurance emprunteur des prêts immobiliers peut couvrir plusieurs types de garanties : décès, perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA), incapacité temporaire totale (ITT), invalidité permanente totale (IPT), invalidité permanente partielle (IPP), et la garantie perte d'emploi. L'article L. 313-10 du code de la consommation dispose qu'une fiche standardisée d'information (FSI) est remise, lors de la première simulation, à toute personne qui se voit proposer ou sollicite une assurance ayant pour objet de garantir le remboursement d'un prêt immobilier. Les emprunteurs sont informés très précisément des types de garanties qu'ils souscrivent à l'occasion de la remise de cette FSI. Celle-ci doit respecter un formalisme et un contenu qui sont détaillés dans l'arrêté du 29 avril 2015 modifié. La FSI doit notamment définir les types de garanties proposées, les garanties minimales exigées par le prêteur pour l'octroi du prêt immobilier, et les types de garanties que l'emprunteur envisage de choisir parmi les garanties proposées et la part du capital emprunté à couvrir. La FSI précise les conditions dans lesquelles intervient la garantie IPT en particulier lorsque la personne assurée est, de façon définitive, incapable d'exercer strictement 1) son activité professionnelle ou 2) toute activité pouvant lui procurer des revenus. La FSI permet donc à l'emprunteur d'avoir une meilleure connaissance des garanties qu'il peut souscrire et de retenir le contrat qui sera le plus couvrant. La mise en jeu de la garantie IPT dépend, dès lors, des clauses figurant dans le contrat d'assurance emprunteur ; et peut être source d'incompréhension pour les emprunteurs. Le Comité Consultatif du Secteur financier (CCSF), instance qui réunit les représentants des établissements de crédit, des organismes d'assurance, des intermédiaires, des syndicats représentants les personnels et des associations de consommateurs, a eu connaissance de ces difficultés au cours des travaux qu'il mène. Les différentes interprétations ou définitions de l'invalidité 2 ont donné lieu à des refus d'indemnisation. Les difficultés qui en découlent pour le consommateur, qu'elles soient dues à une mauvaise connaissance de ses conditions de couverture ou à des garanties insuffisamment couvrantes au sein des contrats, sont souvent source d'incompréhensions qu'il convient de lever. Le Gouvernement a ainsi demandé au CCSF de se pencher sur cette question, afin qu'il établisse un bilan de pratiques des professionnels, et qu'il fasse des propositions concrètes afin de mieux informer et protéger le consommateur. Ce travail sera réalisé en lien avec le Président de la Commission de suivi et de propositions, instance décisionnelle du dispositif AERAS « S'assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé ».