À Jean-Baptiste Djebbari,
Ministère auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports, 🧭Gouvernement Castex
M. Stéphane Peu interroge M. le secrétaire d'État, auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur l'impact terrible de la crise du covid-19 sur l'activité des taxis. L'activité des taxis est intimement liée à celle du tourisme. En Île-de-France, par exemple, et comme dans les grandes zones touristiques, le tourisme représente entre 50 % et 60 % de l'activité d'un chauffeur de taxi. Aussi, l'irruption soudaine et brutale de l'épidémie du covid-19 et les mesures sanitaires drastiques prises dès le mois de février 2020 qui l'ont accompagnée, parmi lesquelles le confinement et la fermeture des frontières, ont eu un impact direct sur l'activité des taxis. Sans course ou quasiment, du jour au lendemain, les chauffeurs de taxi se sont retrouvés bien malgré eux à travailler à perte. Ainsi, de dix à douze courses réalisées quotidiennement en moyenne par un taxi parisien, ce volume est passé à une ou deux courses. Cette chute brutale d'activité met de nombreux chauffeurs en grande difficulté financière. Nombreux sont ceux qui ne peuvent plus honorer leurs charges fixes et voient leur avenir professionnel menacé. Le 14 mai 2020, le Gouvernement a annoncé des mesures fortes de soutien au secteur du tourisme durement impacté par la crise sanitaire. Pour l'heure, il semblerait que l'activité des taxis n'ait pas été prise en compte dans ce « plan tourisme ». Or, compte tenu de la forte dépendance de l'activité des taxis au secteur du tourisme, il aurait été sans doute logique de l'intégrer à ce plan. Sans aide rapide de la part de l'État, l'avenir des taxis, dont le secteur du tourisme est également dépendant, est compromis. Il l'interroge donc sur ses intentions pour venir en aide à l'activité des taxis, et souhaite savoir s'il envisage de prendre des mesures fortes de soutien comme l'annulation des charges et la prolongation de l'aide de 1 500 euros pour les indépendants.