La filière canne-sucre-rhum constitue un des piliers de l'économie martiniquaise grâce à ses deux principaux débouchés que sont le sucre et le rhum. Le Gouvernement et l'Union européenne sont fortement mobilisés pour accompagner le maintien et le développement de cette filière à travers la mise en place de dispositifs d'aides dédiés pour un montant total de près de 200 millions d'euros (M€). La production de canne a également un rôle important en matière d'aménagement du territoire ainsi que pour la production d'énergie renouvelable (bagasse). C'est pourquoi en juillet 2019, compte tenu des difficultés conjoncturelles rencontrées par le secteur sucrier, il a été confirmé le renouvellement des aides nationales aux filières canne-sucre, pour la durée des conventions canne signées. La prolongation de l'aide à l'adaptation des industries sucrières à la fin des quotas sucriers pour un budget inchangé de 38 M€ a ainsi été notifiée à la commission en décembre 2019. Conformément à la demande du Président de la République, un comité de transformation agricole outre-mer a été installé en juillet 2020 pour mener une réflexion de fond sur les filières agricoles et, en particulier, le projet de filière canne-sucre-rhum. Ce comité de transformation agricole est chargé, sous l'égide des préfets des département concernés, d'envisager l'avenir de la filière canne à l'aune des défis climatiques et sociétaux et de l'évolution des tendances de marchés. Par ailleurs, le Gouvernement a défendu et obtenu le maintien du dispositif programme d'option spécifique à l'éloignement et à l'insularité et de son enveloppe à son niveau actuel dans le cadre de la prochaine politique agricole commune. C'est un engagement fort témoignant de l'attention du Gouvernement en faveur de la filière canne-sucre-rhum dans les outre-mer et de sa pérennité. Le plan de relance, et plus particulièrement son volet agricole, constitue enfin une opportunité à saisir pour développer des projets structurants pour l'économie des territoires.