Emmanuelle Wargon,
Ministère auprès de la ministre de la transition écologique, chargé du logement •
19 avr. 2022Le maintien dans le temps de la performance énergétique des isolants constitue effectivement un sujet essentiel, alors que les travaux d'isolation des murs et des toitures sont souvent engagés pour une durée de l'ordre de 30 ans, compte tenu de leur coût et de leur complexité. Alors que le Gouvernement a accéléré l'engagement des travaux de rénovation énergétique dans les logements, en consacrant plus de 4 milliards d'euros en 2021 et 2022 à la rénovation énergétique des logements privés via MaPrimeRénov', il est effectivement très important de garantir la pérennité des travaux financés et des économies d'énergie attendues. Plusieurs dispositions ont d'ores et déjà été prises pour renforcer la protection des matériaux d'isolation. Depuis le 1er janvier 2020, l'arrêté définissant les critères techniques applicables à MaPrimeRénov' exige la pose d'un pare-vapeur, lorsque cela est nécessaire au regard des règles de l'art. En outre, depuis le 1er janvier 2021, les dispositifs incitatifs exigent également l'installation de procédés d'isolation, associant obligatoirement à la pose de matériaux isolants, la mise en place de dispositifs de protection adaptés, notamment effectivement les écrans sous toiture et les membranes pare-vapeur. Enfin, les services du ministère du logement ont confié en début d'année 2020 au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), la responsabilité de la conduite d'une étude sur les performances et les procédés de pose des matériaux d'isolation, qui devrait permettre d'évaluer les pertes de performance des matériaux d'isolation qui ne bénéficieraient pas de dispositifs de protection. Les résultats de cette étude sont attendus pour la fin de l'année 2022. Les données issues de cette étude pourront permettre, le cas échéant, de définir des modalités adaptées pour la minoration des aides financières en l'absence de protection des isolants.