Jean-Michel Blanquer,
Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports •
26 avr. 2022L'obligation du port de masque pour les enfants, dans les espaces clos, était jusqu'il y a peu requise pour les élèves de six ans et plus. Elle se fonde sur plusieurs études scientifiques. Tant la société française de pédiatrie, en accord avec les recommandations de l'organisation mondiale de la santé (OMS), que le haut conseil de la santé publique (HCSP) se sont prononcés en faveur du port du masque chez les enfants de six ans et plus. Dans son avis du 29 octobre 2020, cette instance a indiqué qu'il n'existe pas de contre-indications dermatologiques, pneumologiques, ORL, phoniatriques ou psychiatriques au port du masque. Afin de soutenir l'acquisition de compétences fondamentales en lecture-écriture, entre autres, chez les plus jeunes élèves pour lesquels le port du masque obligatoire peut constituer un obstacle à l'apprentissage, des dotations gratuites de masques inclusifs ont été mises à disposition des professeurs des écoles mais aussi des établissements accueillant des élèves atteints de surdité ou malentendants. Les enseignants prennent bien soin, particulièrement en maternelle et au CP, de développer la conscience phonologique de leurs élèves. En cas de difficultés liées au langage, le médecin de l'éducation nationale pourra voir l'enfant en consultation et échanger avec les parents et l'équipe pédagogique, pour mettre en place si besoin un plan d'accompagnement personnalisé (PAP), dispositif prévu pour les troubles d'apprentissage. Les évaluations en cours de CP effectuées par la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) n'ont pas montré de difficultés particulières l'an dernier, avec au contraire des résultats globalement meilleurs. Celles effectuées en mars de cette année scolaire 2021-2022 seront également regardées avec attention. Ces évaluations permettent la mise en place d'un suivi individuel pour les élèves qui en ont besoin, avec mobilisation des personnels ressources. Des activités pédagogiques complémentaires (APC), en articulation avec le travail conduit dans le cadre des heures d'enseignement, permettent de répondre aux besoins de soutien de certains élèves. Si nécessaire, les personnels spécialisés des RASED (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) aident à analyser la situation des élèves en difficulté et à construire des réponses adaptées. L'ensemble de ces dispositions, prenant en compte la situation sanitaire et les besoins éducatifs particuliers, visent à réduire l'impact négatif de la pandémie sur la réussite des élèves dans leur diversité.