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🧭Gouvernement Castex
Jean Castex
, Premier ministre
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Barbara Pompili
, Ministère de la transition écologique
Jean-Michel Blanquer
, Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports
Bruno Le Maire
, Ministère de l’économie, des finances et de la relance
Florence Parly
, Ministère des armées
Gérald Darmanin
, Ministère de l’intérieur
Élisabeth Borne
, Ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion
Sébastien Lecornu
, Ministère des outre-mer
Jacqueline Gourault
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
Éric Dupond-Moretti
, Ministère de la justice
Roselyne Bachelot
, Ministère de la culture
Olivier Véran
, Ministère des solidarités et de la santé
Annick Girardin
, Ministère de la mer
Frédérique Vidal
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

Amélie de Montchalin
, Ministère de la transformation et de la fonction publiques
Joël Giraud
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
💬Gestion de l'eau en Charente-Maritime et dans la Vienne
Nicolas Turquois
17 nov. 2021eau et assainissement


M. le président. La parole est à M. Nicolas Turquois.

M. Nicolas Turquois. Monsieur le ministre de l'agriculture et de l'alimentation, je tiens tout d'abord à associer à mon propos Frédérique Tuffnell, notre collègue de Charente-Maritime.

Il y a une dizaine de jours, à Mauzé-sur-le-Mignon, dans les Deux-Sèvres, sur le chantier de construction d'un bassin de rétention d'eau, les fameuses « bassines », se sont opposés 2 000 « anti-bassines » d'un côté, qui considèrent ces installations comme le symbole d'une agriculture industrielle, et 500 agriculteurs de l'autre. Résultat : trois gendarmes blessés et une bassine proche, celle de Cramchaban en Charente-Maritime, complètement saccagée, des centaines de milliers d'euros de dégâts et des agriculteurs dans la détresse.

Nous avons collectivement deux défis majeurs à relever : le changement climatique et l'écroulement de la biodiversité. Aucun n'est à privilégier, les deux doivent être menés de concert.

Le stockage hivernal de l'eau est une réponse très efficace pour contrer les effets du changement climatique sur les cultures mais il doit se faire dans les règles et accompagner une évolution forte des pratiques agricoles vers une agriculture plus économe en eau et la réhabilitation des zones humides, des prairies, des haies, autant de lieux qui permettent aux milieux de retenir plus d'eau, de meilleure qualité et qui sont très riches en biodiversité. De nombreux agriculteurs veulent s'engager dans cette démarche gagnant-gagnant à travers la signature de protocoles d'engagement : c'est le cas dans les Deux-Sèvres ou dans la Vienne par exemple. Mais d'autres personnes veulent lancer une guerre de l'eau : c'est intolérable.

Dans ce contexte, monsieur le ministre, comment pouvons-nous à la fois protéger nos agriculteurs face à ces dégradations et avancer sur les questions de gestion de l'eau de façon plus apaisée ? Le Varenne de l'eau nous permettra-t-il de nous doter de nouvelles règles de gestion de la ressource en eau, bénéfiques pour les milieux aquatiques et leur biodiversité autant que pour les hommes et leurs activités ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur quelques bancs du groupe LaREM.)

M. le président. La parole est à M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation.

M. Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation. La question que vous posez est très importante. Elle l'est du point de vue de la protection de nos ressources et du point de vue environnemental mais aussi du point de vue de notre souveraineté alimentaire car n'en déplaise à certains, aujourd'hui, il n'est pas possible de faire de l'agriculture sans eau.

Je condamne fermement les dégradations qui ont été commises il y a quelques jours dans les Deux-Sèvres et en Charente-Maritime et j'exprime au nom du Gouvernement mon plein soutien aux trois gendarmes qui ont été blessés et aux agriculteurs qui en ont été victimes. (Applaudissements sur de nombreux bancs des groupes LaREM et Dem.) Le procureur a été saisi et la justice devra se prononcer.

Ensuite, la question de l'eau est très compliquée, les conflits d'usage de l'eau existant depuis que l'homme est sédentaire. C'est pourquoi il faut la gérer avec méthode et ne surtout pas la mettre sous le tapis. Dans les Deux-Sèvres, un protocole a été signé en 2018 : il faut le respecter, et non le piétiner. Il faut certes discuter mais ça ne peut pas durer dix ans. Une fois que la concertation a eu lieu, il faut décider et ensuite respecter les décisions prises.

Enfin, trouver le juste équilibre, c'est tout le sens du travail que j'ai lancé avec Bérangère Abba,…

M. Pierre Cordier. Oh oui !

M. Julien Denormandie, ministre . …avec qui nous préparons le Varenne de l'eau, et avec l'ensemble des professionnels pour, premièrement, adapter nos cultures et, deuxièmement, traiter la question de l'usage des ressources en eau. Oui, les pluies diluviennes hivernales sont un vrai problème. Oui, il est possible de trouver des éléments consensus. Oui, sortons de la posture et remettons de la pensée dans tout cela. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LaREM et Dem.)

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