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🧭Gouvernement Castex
Jean Castex
, Premier ministre
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Barbara Pompili
, Ministère de la transition écologique
Jean-Michel Blanquer
, Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports
Bruno Le Maire
, Ministère de l’économie, des finances et de la relance
Florence Parly
, Ministère des armées
Gérald Darmanin
, Ministère de l’intérieur
Élisabeth Borne
, Ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion

Jacqueline Gourault
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
Éric Dupond-Moretti
, Ministère de la justice
Roselyne Bachelot
, Ministère de la culture
Olivier Véran
, Ministère des solidarités et de la santé
Annick Girardin
, Ministère de la mer
Frédérique Vidal
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
Julien Denormandie
, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation
Amélie de Montchalin
, Ministère de la transformation et de la fonction publiques
Joël Giraud
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
💬Référendum en Nouvelle-Calédonie
Michel Herbillon
8 déc. 2021outre-mer


M. le président. La parole est à M. Michel Herbillon.

M. Michel Herbillon. Ce dimanche 12 décembre, les habitants de Nouvelle-Calédonie se prononceront pour dire leur souhait de rester ou non français. Ce référendum prévu par l'accord de Nouméa est absolument crucial pour la Nouvelle-Calédonie. Il l'est tout autant pour la France : ce qui est en jeu, c'est l'unité de notre nation comme la présence et l'influence de notre pays dans la zone Pacifique, qui sont susceptibles d'être remises en cause.

Si demain, nous abandonnons la Nouvelle-Calédonie, ne doutons pas un seul instant que la Chine accentuera son emprise non seulement sur le territoire calédonien mais aussi sur l'ensemble de cette région du monde, Chine qui a d'ailleurs les yeux rivés sur ce référendum alors que, pendant ce temps-là en métropole, le silence du Gouvernement reste assourdissant.

Je vous le dis avec gravité, monsieur le Premier ministre, ni vous, ni le Président de la République n'avez, ne serait-ce qu'une seule fois, fait entendre publiquement la voix de la France en défendant la Nouvelle-Calédonie française. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR.)

M. Maxime Minot. C'est vrai !

M. Michel Herbillon. Votre silence et votre neutralité coupables sont d'autant plus incompréhensibles que la Nouvelle-Calédonie est un territoire d'une importance stratégique et que le Président de la République a fait de la zone indo-pacifique une priorité de notre politique étrangère, priorité d'ailleurs grandement mise à mal par le fiasco de la perte des contrats de vente de sous-marins à l'Australie.

Alors que, depuis 2017, les gouvernements successifs ne se sont jamais privés de prendre position à l'occasion de chaque élection, il est inconcevable que le Gouvernement reste muet sur un référendum aussi important.

Les députés du groupe Les Républicains, profondément attachés à l'ensemble de nos territoires et de nos collectivités d'outre-mer en tant que parties intégrantes de la France, ont pris leurs responsabilités en défendant la Nouvelle-Calédonie française. Quand allez-vous enfin prendre les vôtres ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

M. le président. La parole est à M. le ministre des outre-mer.

M. Damien Abad. Où est le Premier ministre ?

M. Sébastien Lecornu, ministre des outre-mer. Il n'y a que les parlementaires LR qui posent cette question, ici, à Paris. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.)

À Nouméa le 5 mai 2018, vingt ans jour pour jour après la signature de l'accord sur la Nouvelle-Calédonie, le Président de la République dans le théâtre de l'Île a marqué sa préférence. Il l'a fait droit dans les yeux devant les loyalistes, les militants du « non ».

M. Pierre Cordier. En mai 2018, cela fait plus de trois ans !

M. Sébastien Lecornu, ministre . Il l'a fait aussi devant les indépendantistes et les militants du « oui ».

Vous pourrez répéter à l'envi que ce Gouvernement n'a rien fait sur ce dossier,…

M. Maxime Minot. C'est vrai !

M. Sébastien Lecornu, ministre . …c'est faux ! Le document sur les implications du « oui » et du « non » que nous avons mis sur la table était attendu depuis plus de vingt ans et vous n'avez rien fait en ce sens lorsque vous étiez vous-mêmes aux responsabilités. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LaREM et Dem.)

Alors, puisque vous semblez avoir des problèmes de mémoire, je vous rappelle que, lorsque Jacques Chirac, Président de la République, a eu le courage d'engager une réforme constitutionnelle…

M. Charles de la Verpillière. Arrête !

M. Maxime Minot. Pas toi !

M. Sébastien Lecornu, ministre . …et de geler le corps électoral pour les élections territoriales, vous avez voté pour. Du courage, il en a fallu aussi à Nicolas Sarkozy pour faire reconnaître les deux drapeaux, indépendantiste et français, et les laisser flotter côte à côte.

Vous, monsieur le député, qui siégez parmi les membres du groupe Les Républicains, ne soyez pas amnésique. N'oubliez pas ce que la droite a fait pour la Nouvelle-Calédonie et pour la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem. – Exclamations sur les bancs du groupe LR. – M. Bernard Deflesselles et M. Maxime Minot forment un zéro avec leurs doigts.)

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