🤔Reconnaissance des sportifs sourdsM. Loïc Prud'homme rappelle à Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, chargée des sports, que les sourds et malentendants ont une longue et riche histoire avec le sport français. La surdité est un handicap invisible et cela a permis à nombre d'entre eux de briller en compétition parmi les valides. Cependant, la communication nécessaire sur le terrain, notamment dans les sports d'équipe, obligent les sourds à organiser leurs propres compétitions et pour cause : les sportifs sourds ne sont ni admis aux jeux paralympiques car ils sont réservés à tous les athlètes porteurs de handicaps physiques et sensoriels à l'exception des athlètes porteurs de handicaps auditifs, ni admis par le Comité national Olympique et sportif français, qui s'occupe des sportifs non handicapés aux jeux Olympiques. Les sportifs sourds concourent donc depuis 1924, aux
Deaflympics, à l'époque appelés « les jeux silencieux ». Ces jeux sont organisés par le Comité international des sports pour les sourds et sont reconnus par le Comité international Olympique (CIO) depuis 1955... mais pas par l'État français ! Les sportifs médaillés des épreuves des
Deaflympics ne reçoivent aucune prime de victoire, et les fédérations dont ils sont issus ne touchent aucune somme visant à récompenser l'encadrement dans la discipline concernée. Pourtant depuis sa première participation en 1924 à Paris, la France a remporté pas moins de 311 médailles, en 37 participations aux jeux. Personne ne connaît les noms de ces champions et pour cause ! La discrimination subie par ces sportifs de haut niveau les amène à abandonner leur carrière, et ne favorise pas la démocratisation du sport français au profit des jeunes sourds et malentendants. De la demande même des premiers concernés, le sport sourd a besoin de se structurer en France, aussi il souhaite savoir quand Mme la ministre va mettre fin à cette discrimination et reconnaître officiellement par l'État les jeux Olympiques destinés aux athlètes sourd(e)s, les
Deaflympics, au même titre que le sont les jeux Olympiques et les jeux Paralympiques aujourd'hui.