🤔Trafics de drogue Seine-Saint-Denis, cité du Nord DrancyM. Jean-Christophe Lagarde interroge M. le ministre de l'intérieur sur les trafics de drogue qui gangrènent le département de la Seine-Saint-Denis et qui minent le quotidien de ses habitants. En effet, selon le ministère de l'intérieur, sur les 3 952 lieux de vente de stupéfiants recensés en France, 276 sont enregistrés en Seine-Saint-Denis, soit 7 % du trafic ; ce nombre semble d'ailleurs très optimiste. Face à ces trafics qui leur pourrissent leur quotidien, les riverains usés, souvent apeurés, n'osent plus faire appel à la police tant par fatalisme que par peur des représailles. De même, ils se demandent si ces nuisances finiront par cesser un jour et s'ils pourront un jour vivre dans des conditions normales. Le 25 janvier 2021, une vingtaine de personnes ont été interpellées à Saint-Ouen dans le cadre d'une opération de lutte contre le trafic de drogue. Cette opération, qui a mobilisé environ 200 membres des forces de l'ordre, avait pour objet d'assécher les points de trafic en vue des travaux d'installation du futur site de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Ces opérations d'envergure font, notamment, suite à celles qui ont eu lieu à Sevran en 2008 ou en 2010. Si ces opérations doivent évidemment être saluées, il n'en demeure pas moins que les trafics de drogue ne manqueront pas de se reconstituer et de se déplacer dans d'autres endroits. Ainsi, le quartier de la cité du Nord à Drancy, tristement réputé pour être une des plaques tournantes du trafic de cannabis en Île-de-France en raison de sa proximité avec le RER B, risque de voir ses trafics s'accroître en raison de ces assèchements. Alors que le trafic se déplace en fonction des endroits où se portent les efforts des forces de l'ordre, il lui demande si, comme pour la préparation des travaux d'installation du futur site de la DGSI à Saint-Ouen, des efforts similaires seront déployés à la cité du Nord de Drancy, ainsi que dans tous les endroits où risquent de se déplacer les trafics. Il ne faudrait évidemment pas que le vaste coup de filet antidrogue visant à permettre l'installation des services de renseignement français se fasse au détriment d'autres quartiers du département et de leurs habitants. De même, il lui demande si, pour éviter la reconstitution des trafics, les moyens et les efforts déployés seront rendus pérennes en Seine-Saint-Denis.