🤔Travaux de la route nationale 134M. Jean Lassalle alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports, sur l'échec des travaux de la route nationale 134 et ses conséquences pour toute la région concernée. En effet, l'État a entrepris dans les années 1990 l'amélioration de cette voie de communication « moyenâgeuse » pour la mettre au niveau des exigences d'une route nationale et internationale. Différents aménagements ont été réalisés avec plus ou moins de succès sur des tronçons distincts : liaison directe de Pau à Oloron-Sainte-Marie (respectivement préfecture et sous-préfecture) et au sud, un tracé d'Oloron-Sainte-Marie jusqu'à l'entrée du tunnel du Somport. Toutefois, celles de Gurençon, d'Asasp-Arros et de Cette-Eygun, pourtant entièrement financées, n'ont jamais connu le moindre début de réalisation. S'agissant d'Urdos, dernière commune française avant la frontière, les études de déviation largement avancées à l'époque furent stoppées
sine die. On a par conséquent des tronçons réalisés et d'autres, plus nombreux, devenus encore plus dangereux que par le passé. Ce phénomène est accentué par l'augmentation annuelle de 3,8 % de poids lourds. Alors que l'État devait moderniser et sécuriser l'ensemble de cette voie, favoriser le développement d'Oloron-Sainte-Marie et de la vallée d'Aspe tout en débarrassant cette dernière des transports de matières dangereuses, il réouvrit la traversé du Somport aux camions avec des matières inflammables ou polluantes, très dangereuses, dites « bombes roulantes ». De ce fait, il ajouta au discrédit de cet engagement international financé par l'Union européenne, et annula son engagement qui avait constitué l'un des éléments les plus importants de la réalisation de ce projet. Désormais le projet initial ne ressemble plus à rien. Au-delà de quelques menus travaux, c'est un champ de ruines abandonné. Les habitants, dans l'incapacité de vendre leurs propres maisons sans valeur, sont contraints de vivre dans une insécurité et un bruit accru. Quant aux entreprises implantées dans la région, comme Lindt, dont le trafic de ses poids lourds génère en moyenne 50 camions par jour, manifestent inlassablement l'intérêt pour un développement urgent des routes directes. Elles permettraient à toutes ces entreprises de gagner du temps et d'éviter la pollution conséquente (un engagement restant inapplicable). C'est pourquoi il lui demande s'il a l'intention de reprendre sérieusement ce projet dans son ensemble et de le mener à bien, de mettre en œuvre un véritable financement d'ensemble, avec un caractère prioritaire de son engagement dans le prochain contrat de plan État-région. Enfin, il lui demande s'il compte mettre en place des réunions régulières afin de permettre à son ministère et des élus de la région de suivre rigoureusement ce chantier, comme cela avait été prévu avec tous les ministres depuis que le Président François Mitterrand et sa Majesté Juan Carlos Premier donnèrent le feu vert à ce chantier.