🤔Spécialités en terminale dans le cadre de la réforme du baccalauréatMme Agnès Thill interroge M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur les spécialités en terminale dans le cadre de la réforme du baccalauréat. La réforme du lycée a substitué aux anciennes séries L, ES et S de la voie générale un enseignement composé d'un tronc commun complété des langues vivantes et d'une offre de onze choix d'enseignements de spécialité. Cette réforme, mise en place à la rentrée 2020, a été entravée par la crise sanitaire qui a empêché son plein déploiement et pose un certain nombre de problèmes quant à sa mise en œuvre. La mission flash sur les spécialités en terminale dans le cadre de la réforme du baccalauréat a rendu le 22 juillet 2021 une communication de laquelle il ressort notamment que cette mise en place a accentué l'inégalité géographique, tout particulièrement dans les territoires ruraux comme l'illustre le département de l'Oise. En effet, en réalité, tous les enseignements ne sont pas disponibles dans tous les lycées, par manque de moyens humains et matériels. Par conséquent, certains élèves vont être contraints de quitter leur lycée pour aller étudier ailleurs, complexifiant leur situation et engendrant des coûts supplémentaires pour les parents. Par ailleurs, le deuxième problème concerne le respect de la carte scolaire et les stratégies d'évitement de certains lycées de secteur. Étant donné que tous les lycées ne présentent pas toutes les spécialités, certains élèves réussiront facilement à ne pas choisir leur lycée de secteur, où ils seraient initialement attendus. Aussi, face à ce risque d'inégalité géographique, d'accentuation de l'enseignement à deux vitesses et de risque d'effritement de la carte scolaire, elle lui demande les moyens envisagés par le ministère de l'éducation afin de permettre aux lycées de suivre les spécialités souhaitées par les élèves, sans nuire à l'équilibre de la vie personnelle et familiale.