Sébastien Lecornu, ministre des outre-mer. L'utilisation de la chlordécone a été un scandale, comme le déclarait le Président de la République il y a deux ans. Durant les quinquennats respectifs de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, de bonnes décisions ont permis de faire avancer ce dossier. Aujourd'hui, il faut accélérer, et vous avez raison de le rappeler.
Je tiens également à saluer les membres de la commission d'enquête parlementaire. Serge Letchimy, Justine Benin , ont accompli un travail sans précédent afin d'établir la vérité et d'élaborer des préconisations que nous ne tarderons pas à appliquer.
Les délais du quatrième plan chlordécone seront tenus dès la fin de l'année. La commission d'enquête avait recommandé la nomination d'un directeur de projet afin de suivre ce dossier aux échelons local et national : ce sera fait. Nous débloquerons 2 millions d'euros en vue de tester les publics prioritaires, notamment les femmes qui souhaiteraient procréer et les exploitants des jardins familiaux ou JAFA. Nous devrions également progresser plus vite s'agissant de la reconnaissance des maladies professionnelles, au sujet de laquelle je serai amené à vous réunir.
Je vous remercie pour la gravité de votre question : c'est là le ton qui convient à ce dossier. Il doit nous rassembler, nous conduire à élaborer des décisions, des mesures aussi précises que possible. Comme vous, je regrette que, dans votre territoire, il fasse malheureusement parfois l'objet d'une récupération, d'un recel politicien. Aux Antilles comme ailleurs, nous devons trouver des solutions pour nos concitoyens, et certainement pas des problèmes nouveaux.