Jean-Michel Blanquer, ministre . D'autre part, vous vous interrogez sur le respect des conditions sanitaires et prétendez que le protocole sanitaire a été préparé quatre jours avant la rentrée. Je me souviens de vous nous reprochant de l'avoir élaboré au mois de juillet en affirmant qu'à la fin août se poserait un problème d'adaptation. En réalité, nous l'avons en effet adopté en juillet puis adapté à la fin août car la méthode la plus pertinente consiste à fixer un cadre à l'avance puis à prendre des mesures d'adaptation en fonction de la situation.
Les chiffres dont nous disposons ne sont pas mauvais ; ils sont très comparables aux autres secteurs de la société. Lorsque Santé publique France agrège les chiffres des écoles, collèges, lycées et universités, la focale n'est pas adaptée parce que la réalité des universités n'a rien à voir avec celle des écoles, des collèges et des lycées, et parce que la population concernée dépasse alors 15 millions de personnes ! Il est normal, dès lors, que les chiffres soient élevés.
Quant à ce qu'on appelle des clusters et qu'en bon français on devrait appeler des foyers, ils ne représentent que 20 % des contaminations.
En clair, vos propos sont destinés à effrayer mais ne correspondent pas à la réalité d'une contamination particulière dans les écoles. Depuis sept jours, 5 279 élèves sont atteints par le virus, soit 0,04 % du nombre total des élèves. En outre, comme vous le savez, ce virus ne provoque pas chez les enfants de symptômes particulièrement graves. Seules vingt-quatre structures scolaires sur 60 000 sont fermées. Vous le voyez, rien ne sert d'inquiéter !