Elisabeth Moreno , ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances. Je vous remercie pour votre question, madame Taurine, qui me permet de faire le point sur un sujet qui suscite des interrogations. De quoi parle-t-on ? Dans le cadre du Grenelle des violences conjugales, le Gouvernement s'est fixé un objectif très ambitieux : rendre accessible la plateforme d'écoute téléphonique des femmes victimes de violences conjugales, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, en garantissant son accès non seulement dans les territoires ultramarins – où, à cause du décalage horaire, ce n'est actuellement pas possible – mais aussi aux femmes sourdes et aphasiques.
La FNSF, qui a créé cette plateforme et la gère, accomplit, c'est exact, un travail remarquable – je le dis comme je l'ai dit à ses membres – et il n'est absolument pas question que l'État s'approprie cette ligne. Au reste, l'État a accompagné cette association de façon continue ; en 2020, par exemple, nous lui avons octroyé un financement de 2 millions d'euros.
La procédure de commande publique n'a rien d'une nouveauté. Elle a été utilisée à plusieurs reprises, notamment pour les lignes d'urgence comme le 116 000, pour les enfants disparus, et le 0800 360 360, dédié aux personnes en situation de handicap.