Olivier Véran, ministre . Jusqu'au bout, nous aurons innové, monsieur le député, pour permettre de contenir le virus tout en maintenant le maximum de libertés individuelles et collectives pour les Français, malgré la situation épidémique. Vous pouvez critiquer ces décisions, mais il en est ainsi.
Vous pouvez d'ailleurs également proposer des solutions, vous savez que notre porte est toujours ouverte et notre main tendue : si vous avez de bonnes idées, auxquelles ni nous, ni aucun autre pays européen ou occidental n'aurait pensé avant vous, ma porte vous est évidemment ouverte.
S'agissant de la gestion territorialisée de l'épidémie, vous avez raison, et nous la poursuivons depuis plusieurs semaines : en effet, vous le savez, les mesures ne sont pas les mêmes partout en France, elles dépendent de la circulation du virus.
Enfin, s'agissant de la stratégie vaccinale, plus vite les doses de vaccin nous sont livrées, plus vite nous vaccinons et plus vite nous nous dirigeons vers une vaccination de masse. Néanmoins, avec les doses dont nous disposons – leur nombre est élevé, et d'importantes livraisons doivent être faites à la France et à l'Europe – nous avons choisi de protéger en priorité les personnes qui décédaient du covid ou finissaient en réanimation. Et si je note que la mortalité quotidienne en France est beaucoup trop élevée – de toute façon, un seul mort serait déjà un mort de trop, nous sommes bien d'accord sur ce point –, elle reste inférieure à celle d'autres pays ayant choisi, parfois par facilité, de vacciner les patients les plus jeunes. Nous avons fait un choix courageux…