Alexis CorbièreDans le même temps, vous maintenez votre injuste réforme de l'assurance chômage, grâce à laquelle vous ponctionnerez 2,3 milliards dans les poches des plus précaires. C'est inacceptable !
Je prendrai un exemple précis : après avoir touché 5 milliards d'euros de l'État et versé 2 milliards à ses actionnaires, le groupe Renault, dont l'État est pourtant actionnaire, va se séparer de la Fonderie de Bretagne. Qu'avez-vous fait ? Rien ! À cette occasion, je salue les 350 salariés actuellement mobilisés, qui entament leur quatrième semaine de grève. Autres exemples : Sanofi, qui a touché 1 milliard d'argent public, mais licencie 1 300 salariés, Bridgestone, qui a touché 3 millions d'euros d'aide publique et licencie 863 salariés, l'usine Saipol à Montoir-de-Bretagne, ou encore Aéroports de Paris avec 30 000 emplois menacés sur les plateformes de Roissy et d'Orly !
Ce n'est pas tout : les salaires aussi sont concernés ! Les salariés d'Auchan, à Bagnolet, se mobilisent parce qu'ils n'ont été augmentés que de 0,6 %, alors que leur groupe a reversé 18 % de profit à ses actionnaires. Je salue également les salariés de Carrefour.
Pourquoi donc ne pas exiger des contreparties aux aides versées ? Pourquoi rejeter notre proposition visant à établir une garantie d'emploi alors qu'elle permettrait de créer 2,8 millions d'emplois, pour un coût équivalent au montant de l'impôt de solidarité sur la fortune, l'ISF, que vous avez supprimé ? Pourquoi ne pas interdire les licenciements dans les groupes qui font du profit et perçoivent des aides ?