Didier MartinJ'associe à ma question Anne Genetet, vice-présidente du groupe d'amitié France Afghanistan, ainsi que mes collègues du groupe La République en marche qui sont membres de la commission des affaires étrangères et plus largement ceux qui œuvrent dans la cellule de crise consacrée aux rapatriements, toujours opérationnelle.
Monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, le 16 août dernier, le Président de la République décidait de lancer l'opération Apagan pour rapatrier nos ressortissants d'Afghanistan. Cette opération, menée en étroite coopération avec votre ministère, celui des armées et celui de l'intérieur, a permis d'instaurer un pont aérien entre l'aéroport international de Kaboul, la base aérienne des forces françaises aux Émirats arabes unis et l'aéroport Charles-de-Gaulle à Paris. En deux semaines, près de 3 000 personnes ont été évacuées, dont 143 Français. Je salue l'action des militaires, des gendarmes et du personnel des différents ministères qui ont œuvré sans relâche, dans des conditions extrêmement périlleuses, dans l'urgence et la désorganisation, pour permettre ces évacuations.
Je souhaite aussi rendre hommage aux milliers de militaires français déployés en Afghanistan entre 2001 et 2014, particulièrement aux quatre-vingt-dix qui y ont perdu la vie et aux sept cents qui y ont été blessés. Par leur engagement et leur sacrifice, ils ont lutté contre le terrorisme international.
Le 30 août, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution. Aujourd'hui, une question se pose : comment établir avec l'autorité de fait à Kaboul le dialogue pour que ces exigences soient respectées ?