Barbara Pompili, ministre de la transition écologique. Vous parlez de « postures » à propos d'énergies renouvelables ; il me semble que chacun devrait en l'occurrence balayer devant sa porte !
Pendant que beaucoup râlaient, nous nous sommes, nous, mis en ordre de marche pour rendre compatible le développement sur notre territoire des énergies renouvelables, de toutes les énergies renouvelables, avec le respect des territoires. Nous voulons trouver les meilleurs moyens de faire.
La demande d'électricité augmentera de 20 % d'ici à 2035. Oui, nous aurons besoin de développer les énergies renouvelables !
Sur cette question des éoliennes, j'ai demandé à tous les préfets d'établir, en tenant compte de différents critères, une cartographie pour connaître les lieux où les implantations sont possibles, et ceux où elles ne le sont pas.
S'agissant du site de Villers-Bretonneux, je le connais parfaitement, vous le savez, pour avoir assisté à de nombreuses reprises à l'ANZAC Day, notamment à la cérémonie du point du jour, cérémonie très émouvante qui a lieu tous les ans et à laquelle se rendent de nombreux Australiens et Néo-Zélandais.
J'ai exprimé mes réserves sur le projet que vous évoquez, notamment parce qu'il faut ménager ces sensibilités.
La jurisprudence considère toutefois que la qualité de lieu de mémoire ne peut pas justifier à elle seule une interdiction d'implantation d'éoliennes. La préservation de la mémoire doit coexister avec les activités économiques. Réfléchissons-y. L'ensemble de notre territoire est un lieu de mémoire, et nous devons trouver ensemble les meilleures solutions.
Adopter des postures, monter les gens les uns contre les autres, ce n'est pas à mon sens une bonne façon de faire de la politique : il faut avancer ensemble.