Gérard LeseulÀ son arrivée, le garde des sceaux avait fait du secret de l'instruction une question prioritaire sur laquelle il fallait travailler. Où en sommes-nous ?
Cette situation met en lumière l'engagement quotidien des milliers d'élus que compte notre pays, mais aussi les risques auxquels ils s'exposent et doivent faire face pour lutter contre la délinquance et les grands trafiquants. Mélanie Boulanger, comme beaucoup d'autres élus, tire pourtant depuis longtemps la sonnette d'alarme sur les trafics de stupéfiants en écrivant aux préfets et au Gouvernement, en interpellant, avec ses collègues, les pouvoirs publics.
Trente-six postes supplémentaires avaient été promis par le ministre de l'intérieur pour la police de l'agglomération rouennaise. Or rien n'a encore été fait. Nous ne le répéterons jamais assez : c'est la présence de policiers et de gendarmes sur le terrain qui permettra de stopper les trafics de drogue qui pourrissent la vie des habitants.
Quelles leçons le Gouvernement va-t-il tirer de cette affaire pour garantir enfin la protection du secret de l'instruction, pour mieux assurer l'exercice des droits de la défense et le respect de la présomption d'innocence et surtout pour mieux écouter et prendre en considération les alertes des élus locaux qui constatent la grande délinquance sans bénéficier des moyens nécessaires pour y faire face ?