Bruno Le Maire, ministre . Au sortir de la crise de 2010, la France accusait 30 % de dettes publiques supplémentaires, le chômage était monté à plus de 10 % et la croissance était à zéro. Joli résultat !
La crise de 2020 a eu pour effet d'augmenter la dette de vingt-six points – pas de trente –, mais nous avons une croissance qui va dépasser les 6 % en 2021 , nous avons retrouvé plus tôt que prévu le niveau d'activité d'avant la crise, nous avons le taux d'emploi le plus élevé depuis cinquante ans, et nous avons l'un des meilleurs taux de croissance de la zone euro. Jugez la différence – les Français la jugeront – entre ceux qui savent gérer une crise et ceux qui ont échoué !
Quant à la manipulation sur les émissions de dette dont vous parlez, madame Dalloz, vous savez parfaitement, car vous êtes une spécialiste de la commission des finances, que lorsqu'on émet une dette à un taux d'intérêt négatif parce que la situation économique est bonne, il est d'usage, en France comme dans tous les pays européens, de récupérer l'argent qui est lié à l'émission négative de la dette afin que cela contribue au désendettement.
Cette pratique n'est pas française, mais européenne, et acceptée par tous les instituts comptables. N'allez donc pas chercher des difficultés où il n'y en a pas : nous en avons suffisamment à résoudre sans que vous en rajoutiez !