Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères . Merci, madame la présidente, d'avoir rendu tout à l'heure hommage au courage et à la résistance héroïques dont le peuple ukrainien fait montre depuis maintenant quatre ans , qui s'ajoutent à huit années pour en faire douze, écoulées depuis le début en 2014, sur le Maïdan, de la révolution pacifique, démocratique et européenne, cette révolution que Vladimir Poutine tente en vain d'étouffer par sa guerre d'agression.
Je salue aussi la présence sur le sol ukrainien de Gabriel Attal et des députés qui l'accompagnent , comme celle de chefs de parti – Olivier Faure s'y trouve également –, qui manifestent par là le soutien indéfectible de la France et des Français à la cause de l'Ukraine.
Cette cause juste touche aussi à nos intérêts immédiats puisque le combat des Ukrainiens est aussi une lutte pour la sécurité et la paix sur le continent européen. C'est pourquoi la France, vous l'avez parfaitement rappelé, s'est tenue aux côtés de l'Ukraine dès le premier jour. C'est aussi pour cette raison que le président de la République a réuni aujourd'hui la coalition des volontaires qui, sans attendre le cessez-le-feu, préparent les conditions d'une paix juste et durable, grâce à des garanties de sécurité qui dissuadent de toute nouvelle agression.
Au mois de décembre – nouvelle décision historique prise par les Européens ! –, nous avons choisi de dédier 90 milliards d'euros à l'Ukraine afin de la mettre à l'abri de toute difficulté financière dans les deux ans à venir. Je n'ai aucun doute quant au fait que ce prêt sera définitivement adopté dans les jours qui viennent : la question n'est pas de savoir s'il le sera, mais quand. Je salue le Parlement européen qui, dans sa quasi-intégralité, s'est mobilisé pour le soutenir. Toutefois, vous l'avez dit, il manquait des voix pour faire l'unanimité. Ces voix, c'étaient celles du Rassemblement national et de La France insoumise.