Mathilde HignetLes victimes des pesticides ne veulent plus mourir en silence.
Agriculteurs, agricultrices, victimes de pesticides, malades du cancer, professionnels de santé, citoyens et citoyennes, ce samedi, nous étions 15 000 pour dire stop aux pesticides. Une mobilisation à quelques mètres de l'usine Syngenta, premier producteur mondial de pesticides.
Les pesticides tuent, tout comme l'absence d'ambition politique pour en sortir. En trente-cinq ans, le nombre de malades du cancer a doublé en France. Près de la moitié des agriculteurs du monde sont empoisonnés chaque année. Six cancers sont en progression chez les 15-39 ans. Les enfants aussi sont victimes – vous avez entendu parler des clusters de Sainte-Pazanne et de La Rochelle. Des bébés sont contaminés in utero, comme Emmy, décédée à 11 ans d'une leucémie. La France détient le record mondial du cancer du sein. Pendant Octobre rose, explique-t-on aux femmes que leur cancer peut être la conséquence d'une exposition aux pesticides ?
Nous sommes tous contaminés. Et que fait votre gouvernement ? Vous soutenez la réintroduction de deux néonicotinoïdes, dont l'acétamipride, qui peut nuire aux fœtus. Vous soutenez le projet européen de règlement omnibus qui prévoit d'assouplir la réglementation sur les pesticides. Vous êtes les alliés des lobbys du cancer.
Ce n'est pas le rose qui interdit le poison. Le cancer est une maladie politique, alors pour stopper l'épidémie de cancers, il faut des actes politiques. Rendez-vous le 29 octobre, lors de la niche parlementaire de La France insoumise, pour stopper la réautorisation de l'acétamipride et du flupyradifurone.