Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées. Je pense d'abord à celles qui luttent aujourd'hui ou ont lutté hier contre ce cancer qui touche un grand nombre de femmes. Cette lutte doit nous rassembler et non constituer une occasion de faire de la politique politicienne.
La quasi-totalité des textes d'application de la loi du 5 février 2025 sont parus. Ils concernent la prise en charge des prothèses capillaires, effective à 100 %, l'extension du parcours global aux personnes en traitement ou encore l'activité physique adaptée. Mais je comprends votre question : quand j'étais parlementaire, je râlais beaucoup concernant la sortie des décrets !
Trois textes d'application n'ont pas encore été publiés, qui concernent respectivement la prise en charge des soutiens-gorges adaptés, le remboursement des produits de dermocosmétique, ainsi que celui des tatouages de reconstruction aréolaire qui ne sont pas réalisés par des professionnels de santé.
Nous avons entamé des concertations, notamment avec les associations, que je tiens à saluer. Ce travail nous permettra de déterminer ce qu'il convient de rembourser, car il n'est pas possible de rembourser n'importe quoi. L'assurance maladie ne peut pas rembourser, par exemple, des crèmes qui contiendraient des produits toxiques. J'espère que les textes paraîtront d'ici à la fin de l'année. Nous y travaillons et la Haute Autorité de santé devra se prononcer sur ce que nous proposerons de prendre en charge. Comme nous nous y sommes engagés, ces textes seront publiés, mais si nous voulons faire les choses correctement, nous ne pouvons pas aller plus vite.