Barbara Pompili,
Ministère de la transition écologique •
13 juil. 2021La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) prévoit dès 2023 de doubler les capacités actuelles du parc solaire national pour atteindre 20,6 GW de puissance installée en France. En 2028, cette puissance devrait s'étendre de 35,6 à 44,5 GW. La filière solaire figure désormais parmi les plus compétitives du secteur énergétique. Le cadastre solaire que vous mentionnez permet de mettre à disposition des habitants d'un quartier ou d'une ville des informations sur les possibilités d'installation d'un système solaire photovoltaïque sur un bâtiment donné. Cet outil permet de calculer le potentiel photovoltaïque des toitures au moyen d'un relevé satellitaire et d'évaluer la pertinence d'une installation de panneaux pour l'autoconsommation et/ou la revente d'énergie. Pour les collectivités, qui jouent un rôle moteur dans la mise en application des politiques de développement des énergies solaires, l'évaluation du gisement solaire d'un territoire est un préalable nécessaire. Le cadastre solaire est l'outil adéquat pour évaluer ce potentiel et développer les énergies renouvelables de manière cohérente et coordonnée sur un territoire. Il se présente également comme un outil de communication qui doit permettre d'ouvrir le dialogue avec les administrés pour accélérer la transition énergétique des territoires. Vu son caractère très territorial, une approche locale paraît préférable à une démarche nationale. De nombreuses collectivités ont d'ores et déjà développés des cadastres solaires, plusieurs sociétés proposant ce type de service. Les collectivités pourront être accompagnées pour la réalisation de ces cadastres notamment par le réseau de conseillers Photovoltaïque qui sera mis en place dès septembre 2021. Ce réseau de conseillers, financé par le MTE et l'ADEME, aura vocation à soutenir et orienter les collectivités dans le développement des projets photovoltaïques, y compris pour les phases préliminaires comme les cadastres solaires.