Olivier Dussopt,
Ministère auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance, chargé des comptes publics •
16 févr. 2021Avant la crise sanitaire, le Gouvernement a mis en œuvre, depuis le début du mandat, des réformes structurelles visant non seulement à réduire le niveau des dépenses publiques dans la richesse nationale mais également l'amélioration de l'efficacité de la dépense. C'est, à titre d'illustration, le cas de la transformation de la politique de l'emploi amorcée à l'été 2017 avec la forte réduction du nombre de contrats aidés qui, hors période de crise, n'avaient pas fait leur preuve en matière de retour à l'emploi, combinée aux réformes de l'apprentissage, de la formation et du marché du travail. Par ailleurs, des dépenses fiscales inefficientes ou sous-utilisées ont également été supprimées et un programme pluriannuel d'évaluation a été décidé en loi de finances pour 2020 afin de permettre aux parlementaires de se prononcer sur la prorogation ou la suppression des dépenses fiscales arrivant à échéance. Enfin, pour ce qui concerne les dépenses locales évoquées, la dynamique engagée par les contrats de Cahors a mis fin à la baisse unilatérale des dotations de l'État à destination des collectivités locales pour privilégier une maîtrise partenariale. Ainsi, la reprise en main de la dépense publique est d'ores-et-déjà au cœur de l'action du Gouvernement. Naturellement, la réponse du Gouvernement aux effets de la crise de la Covid-19, en particulier en faveur du rebond économique au travers des mesures d'urgence et de relance, engendrera un ressaut de la dépense publique. Pour autant, une vigilance d'autant plus marquée sera exercée sur l'efficacité de la dépense ainsi que sur son caractère temporaire, afin que ne soient pas durablement remis en cause les acquis réels des premières années du quinquennat.