Édouard Philippe,
Premier ministre •
9 mars 2021La notion d'objet connecté recouvre une grande variété de dispositifs pour lesquels les exigences de sécurité ne peuvent être identiques. Ainsi, un dispositif médical de régulation et de stimulation cardiaques connecté devra nécessairement répondre à des exigences de sécurité très élevées. A contrario, la sécurisation d'un objet connecté dont l'usage ne présente pas de risque pour l'utilisateur, comme une commande à distance de luminaire ou de dispositif musical par exemple, pourra se limiter à des exigences telles qu'un mot de passe conforme à des recommandations simples, une protection des flux de données standardisées ou un système d'exploitation dûment mis à jour. Le cadre de certification européen, établi par le Cybersecurity Act adopté le 7 juin 2019, prend en compte cette diversité d'objets connectés en proposant des niveaux de certification distincts, allant de « faible » à « élevé ». L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) sera chargée de l'application de ce cadre de certification en France. Par ailleurs, des travaux normatifs sont également en cours dans les enceintes techniques européennes et internationales pour poser des principes de cybersécurité applicables à tous les objets connectés, tout au long de leur durée d'utilisation.