Depuis sa création en 1982, le régime d'indemnisation des victimes de catastrophe naturelle a prouvé de nombreuses fois sa solidité et sa légitimité. Les territoires d'outre-mer bénéficient largement de la mutualisation induite par ce régime de solidarité. Environ deux milliards d'euros ont été indemnisés à la suite de l'ouragan Irma ayant dévasté les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, dont plus de 80% ont été financés par la Caisse centrale de réassurance. Selon les projections de celle-ci, sur la base des résultats du GIEC, sous l'effet conjugué du changement climatique et de la concentration des populations dans des zones à risque, le coût des indemnisations en catastrophes naturelles pourrait augmenter de 50% à l'horizon 2050. Le Gouvernement prépare une réforme du régime d'indemnisation des catastrophes naturelles visant à répondre à cet enjeu climatique. Cette réforme inclura un volet visant à renforcer encore davantage l'efficacité des dispositifs de prévention. Par ailleurs, il est rappelé qu'en cas de refus d'assurer dû à la sinistralité en matière de catastrophes naturelles, un assuré peut saisir le Bureau central de la tarification.