Alain Griset,
Ministère auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance, chargé des petites et moyennes entreprises •
8 sept. 2020Les professionnels des métiers d'art sont impactés par la crise sanitaire comme le montre une étude récente réalisée par l'Institut national des métiers d'art (INMA). L'annulation de nombreux événements (marchés, foires, expositions…), ainsi que des problèmes d'approvisionnement en matières premières, sont cités parmi les principales difficultés rencontrées. Afin de subvenir aux difficultés immédiates, ces entreprises aux savoir-faire d'excellence ont pu bénéficier des mesures de soutien transverses très rapidement mises en place par le Gouvernement : fonds de solidarité, prêts garantis par l'État, report de charges, voire annulation de charges sociales pour les très petites entreprises (TPE) ayant fait l'objet d'une fermeture administrative, dispositif exceptionnel de chômage partiel… Les critères d'attribution du fonds de solidarité ont été modifiés, notamment pour tenir compte de la cyclicité des revenus des artisans d'art sur l'année et de la fragilité des plus petites entreprises. Initialement fixé à 70 %, le critère de perte de chiffre d'affaires a été ramené à 50 % et le mode de calcul a évolué permettant de tenir compte du chiffre d'affaires annuel moyen de 2019. Pour soutenir la reprise des artisans le Gouvernement a annoncé le 29 juin un plan de soutien spécifique à ces professionnels. Par ailleurs, les artisans d'art ont été intégrés aux secteurs pouvant bénéficier du plan Tourisme (activité partielle et accès au Fonds de Solidarité jusqu'à la fin de l'année 2020). Enfin, afin de soutenir durablement les artisans d'art, le Gouvernement a confié en 2018 une mission temporaire à trois parlementaires sur la préservation et le développement des métiers d'art et du patrimoine vivant en France. Le rapport remis à l'issue de cette mission, « France, métiers d'excellence », formulait un certain nombre de propositions dont certaines sont en cours de mise en œuvre. Ainsi, la gestion du label d'État « entreprise du patrimoine vivant » a été attribuée à l'INMA, préfigurant l'agence nationale unique dédiée aux métiers d'art et du patrimoine vivant. Les conditions d'attribution de ce label ont d'ailleurs été revues pour une approche plus territoriale tout en élevant le niveau d'exigence requis pour son obtention. Le crédit d'impôt en faveur des métiers d'art (CIMA) a été prolongé pour la période 2020-2022. Le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour poursuivre l'accompagnement et le soutien de ces entreprises dans le cadre de la relance.