Frédérique Vidal,
Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation •
10 nov. 2020Les établissements d'enseignement supérieur sont autonomes dans la construction de leur offre de formation, disciplinaire ou interdisciplinaire, particulièrement au niveau Master. A ce jour, le Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (MESRI), et en particulier sa direction générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle (DGESIP), n'a reçu aucune demande d'accréditation d'une mention spécifique (c'est-à-dire qui ne figure pas dans la nomenclature des mentions du diplôme national de l'arrêté du 4 février 2014) qui porterait sur « études sur la guerre et sur la paix » de la part d'un établissement délivrant des diplômes nationaux de master. Néanmoins, le Ministère souhaite attirer l'attention de la représentation nationale sur le fait que les Armées, et, plus généralement l'ensemble des services de l'État qui relèvent du secteur de la défense et de la sécurité (DGSE, DGA, DGSI, etc.) ont leurs propres procédures de recrutement, qui passent notamment par des concours de la fonction publique. Ces procédures de recrutement ne sont pas et ne peuvent pas être limitées à une filière de formation spécifique. La grande variété des missions des services de l'État en matière de défense et de sécurité implique des connaissances et des compétences variées. Dès lors qu'un établissement d'enseignement supérieur souhaite mettre en place une ou plusieurs formations préparant à ces recrutements, par voie de concours ou par une autre voie, comme c'est aujourd'hui le cas de nombre d'entre eux, il a toute latitude pour le faire, éventuellement sous l'intitulé « études sur la guerre et sur la paix ».