Sophie Cluzel,
Secrétariat d'État auprès du Premier ministre, chargé des personnes handicapées •
23 mars 2021Vous attirez mon attention sur l'accompagnement des élèves en situation de handicap, en particulier pour ce qui concerne leur utilisation d'outils numériques. Il est en effet primordial que le matériel pédagogique mis à la disposition des élèves en situation de handicap par les Maisons départementales des personnes handicapées soit choisi en fonction des besoins de chaque enfant. Un groupe de travail, réunissant la Direction générale de l'enseignement scolaire, des membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées et la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, travaille ainsi à l'actualisation de la liste du matériel fourni aux élèves dans ce cadre. Des associations représentant les parents d'enfants dyslexiques, sont associées à ces travaux. Concernant les outils numériques, ils font naturellement l'objet d'une attention particulière afin que leurs caractéristiques soient adaptées aux spécificités de chaque enfant. Cette évaluation des besoins individuels s'effectue localement, au niveau des équipes pluridisciplinaires d'évaluation des Maisons départementales des personnes handicapées en lien avec les professionnels. Les ergothérapeutes, qui assurent le suivi des enfants concernés, tant dans un cadre libéral qu'au sein d'un service médico-social, ont une place majeure dans ces réflexions. Par ailleurs, les élèves et leurs familles peuvent bénéficier d'un accompagnement, et de temps de formation, pour optimiser l'usage de ces outils. Plus généralement, la sensibilisation des professionnels aux troubles DYS est un des engagements de la Stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement. Les médecins et les enseignants bénéficient de sensibilisation, de formation et peuvent consulter des outils qui expliquent ces troubles et leurs manifestations. Outre ces professionnels, des travaux, lancés par Adrien Taquet, Secrétaire d'Etat en charge de l'enfance et des familles, et conduits en lien avec la Délégation interministérielle, ont permis d'identifier les personnes à sensibiliser et à former prioritairement, afin qu'elles aient connaissance de l'existence de ces troubles et évitent de déclencher des procédures inadaptées par méconnaissance.