Gérald Darmanin,
Ministère de l’intérieur •
17 août 2021La protection du bien-être animal est une préoccupation constante du ministère de l'Intérieur qui s'y est investi dès 2004 avec la création de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP). Des relations étroites ont ainsi été engagées avec le ministère en charge de l'écologie et notamment avec le service chargé de l'application de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, dite CITES. Dans le domaine des espèces domestiques, les unités de gendarmerie et services de police sont, par ailleurs, régulièrement saisis par des associations de faits de maltraitance qui font ensuite l'objet d'investigations judiciaires sous le contrôle de la justice. Enfin, dernièrement, la gendarmerie a mis en place une cellule nationale pour répondre au phénomène particulièrement inquiétant des mutilations d'équidés sous l'égide, là encore, de l'OCLAESP. Les associations de protection animale ne font toutefois pas l'objet d'une protection renforcée de la loi, à la différence des personnes participant à une mission de service public comme les pompiers ou les membres des forces de l'ordre. Le caractère "militant" de ces structures ne permet, en effet, pas de les placer sur le même plan que des services publics ou des agents assermentés qui sont soumis à des obligations particulières. Il convient par ailleurs de relever que la protection de la loi qui leur est offerte, comme à chaque citoyen, permet de répondre aux situations évoquées. La presse s'est par exemple fait l'écho de la condamnation devant le tribunal de Rennes de 5 chasseurs reconnus coupables de violence envers 2 personnes qui les filmaient en août 2019. Un peu plus tard, un militant anti-chasse a été condamné par le tribunal de police de Saint-Nazaire pour des violences sur un cavalier démontrant par la même que toutes les parties sont soumises aux règles de la République. La protection de la loi et l'action efficace des forces de l'ordre qui enquêtent à charge et à décharge dans le respect des règles de procédure pénale apparaissent donc adaptées et gages du maintien de la paix publique. Le ministre de l'Intérieur reste toutefois attentif et veillera au maintien des équilibres garants de la liberté de chaque citoyen.