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🧭Gouvernement Castex
Jean Castex
, Premier ministre
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Barbara Pompili
, Ministère de la transition écologique
Jean-Michel Blanquer
, Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports
Bruno Le Maire
, Ministère de l’économie, des finances et de la relance
Florence Parly
, Ministère des armées
Gérald Darmanin
, Ministère de l’intérieur
Élisabeth Borne
, Ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion
Sébastien Lecornu
, Ministère des outre-mer
Jacqueline Gourault
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
Éric Dupond-Moretti
, Ministère de la justice
Roselyne Bachelot
, Ministère de la culture
Olivier Véran
, Ministère des solidarités et de la santé
Annick Girardin
, Ministère de la mer
Frédérique Vidal
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
Julien Denormandie
, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation
Amélie de Montchalin
, Ministère de la transformation et de la fonction publiques
Joël Giraud
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
💬Égalité entre les femmes et les hommes
Gisèle Biémouret
9 juil. 2020femmes


M. le président. La parole est à Mme Gisèle Biémouret.

Mme Gisèle Biémouret. Ma question s'adresse à Mme la ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances.

Madame la ministre, vous êtes le nouveau visage de l'égalité femmes-hommes. Votre parcours est un sans-faute, un modèle d'ascension sociale qui honore la République dans ce qu'elle a de meilleur. Vous incarnez désormais la parole et les intérêts des femmes de France, qui étaient initialement – et qui sont peut-être encore, nous ne le savons plus vraiment – la grande cause du quinquennat.

Aussi exemplaire et méritant soit-il, un modèle ne fait pas une politique. À entendre vos déclarations, votre vision de la lutte pour l'égalité semble très libérale. Or la crise a mis au jour la condition de la majorité des femmes : elles sont invisibles, sous-payées et surchargées. La République s'est toujours grandie à apporter son soutien aux plus fragiles et à permettre leur émancipation – laquelle ne passe pas uniquement par le travail, contrairement à ce qu'affirme le Gouvernement.

M. Sylvain Maillard. Ça compte tout de même !

Mme Gisèle Biémouret. Pensons à toutes celles qui ont été en première ligne lors de la crise sanitaire ! Selon le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, le risque est grand que les inégalités s'accroissent et que les femmes soient maintenues sur la voie de la pauvreté et de la dépendance. Nous nous interrogeons sur votre vision du féminisme, sachant qu'en 2018, vous déclariez : « Mon conseil serait de prendre davantage de responsabilités ! Plus vous montez dans la hiérarchie, moins vous êtes confrontée au sexisme. » Au-delà d'une discussion autour de la machine à café, est-ce le message que vous souhaitez communiquer ?

Les superlatifs ne manquent jamais à ce quinquennat, mais au-delà de la communication, marque de fabrique du Président de la République, comptez-vous renouer avec les associations féministes, entamer un travail collectif et donner les moyens de lutter contre les violences faites aux femmes ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et EDS.)

M. Sylvain Maillard. C'est dommage, la question avait bien commencé…

M. le président. La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances.

Mme Elisabeth Moreno , ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances. C'est un véritable honneur d'être parmi vous ; j'ai l'habitude de vous voir à la télévision, et il me paraît surnaturel d'être ici !

M. Boris Vallaud. On est plus beaux !

Mme Elisabeth Moreno , ministre déléguée . Vous êtes plus beaux en vrai !

Votre question me touche personnellement, madame Biémouret, pour plusieurs raisons. Je ne suis pas une femme politique, et je n'avais jamais envisagé d'entrer en politique jusqu'à ce que M. le Premier ministre m'explique pourquoi il était temps de le faire. Certains engagements ne viennent pas du cerveau, mais du cœur.

M. Pierre Cordier. Jolie formule !

Mme Elisabeth Moreno , ministre déléguée . Parce que je suis une femme, parce que je suis une mère, et parce que j'ai grandi dans une cité, je peux affirmer que l'émancipation économique est la première condition pour sortir de la misère et de la pauvreté, et pour être considérée ; c'est une vérité. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM ainsi que sur plusieurs bancs des groupes MODEM, LT, UDI-I et Agir ens.)

J'aimerais vous lire le message que vient de m'envoyer une députée : je suis dans l'éducation, écrit-elle, et je ne serais pas ici devant vous, aujourd'hui, si je n'avais pas eu la chance d'avoir des enseignants qui m'ont appris à parler, à marcher, à me déplacer et à m'exprimer. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM ainsi que sur plusieurs bancs des groupes MODEM, FI et UDI-I.)

M. Jean-Luc Mélenchon. Bravo !

Mme Elisabeth Moreno , ministre déléguée . Oui, l'émancipation économique est fondamentale, mais elle ne peut avoir lieu que si tous les citoyens et citoyennes sont formés, ont reçu une bonne éducation, peuvent lever la tête et avancer ! (Vifs applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, MODEM et UDI-I, ainsi que sur plusieurs bancs du groupe FI. – Plusieurs députés des groupes LaREM et UDI-I se lèvent pour applaudir.)

Je n'aurais pas abandonné mon emploi pour vous rejoindre, je n'aurais pas quitté l'Afrique du Sud, où mon mari et ma fille se trouvent encore, si M. le Premier ministre et M. le Président de la République ne m'avaient pas garanti que l'égalité entre les hommes et les femmes restait une grande cause du quinquennat. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, MODEM et UDI-I. – M. Frédéric Reiss applaudit également.)

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