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🧭Gouvernement Castex
Jean Castex
, Premier ministre
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Barbara Pompili
, Ministère de la transition écologique
Jean-Michel Blanquer
, Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports
Bruno Le Maire
, Ministère de l’économie, des finances et de la relance
Florence Parly
, Ministère des armées

Élisabeth Borne
, Ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion
Sébastien Lecornu
, Ministère des outre-mer
Jacqueline Gourault
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
Éric Dupond-Moretti
, Ministère de la justice
Roselyne Bachelot
, Ministère de la culture
Olivier Véran
, Ministère des solidarités et de la santé
Annick Girardin
, Ministère de la mer
Frédérique Vidal
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
Julien Denormandie
, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation
Amélie de Montchalin
, Ministère de la transformation et de la fonction publiques
Joël Giraud
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
💬Décès du chauffeur de bus agressé à Bayonne
Florence Lasserre
16 juil. 2020ordre public


M. le président. La parole est à Mme Florence Lasserre.

Mme Florence Lasserre. Le 5 juillet, un homme, Philippe Monguillot, a été victime d'une agression d'une extrême violence. Il était chauffeur de bus. Il est décédé chez moi à Bayonne. Cet après-midi, devant la représentation nationale, je tiens à lui rendre hommage. (Mmes et MM. les députés et les membres du Gouvernement se lèvent et applaudissent longuement.)

Je tiens aussi à exprimer, de manière sincère et profonde, toute ma compassion à l'égard de son épouse, de ses trois filles et de ses collègues, pour qui les jours et les nuits sont si difficiles.

Monsieur le président, ma question peut s'adresser à M. le Premier ministre, à M. le ministre de l'intérieur, à MM. les ministres de la justice, des transports, de l'éducation nationale. Dans le drame qui s'est noué au Pays basque, il y a bien entendu à première vue un problème de sécurité dans les transports auquel nous devrons apporter des réponses, mais j'y vois un problème bien plus profond : il y a dans notre société des personnes qui ne respectent plus les règles de la République ; il y a en France des personnes qui font des violations du pacte républicain un mode de vie.

La devise de notre pays, « Liberté, Égalité, Fraternité », s'appuie sur des valeurs-socles fortes qui ne devraient plus être abîmées. Dès lors, mesdames et messieurs les ministres, que comptez-vous faire pour les imposer à celles et ceux qui chaque jour s'en détournent et pour redonner espoir et confiance aux Françaises et aux Français qui les ont chevillées au corps ? (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et MODEM, ainsi que sur plusieurs bancs des groupes LR, UDI-I, Agir ens, SOC et GDR et parmi les députés non inscrits.)

M. le président. La parole est à M. le ministre de l'intérieur.

M. Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur. Je veux au nom du Premier ministre et de l'ensemble du Gouvernement exprimer à mon tour toute l'indignation de la République devant cet acte odieux qui a endeuillé une famille. J'ai rencontré, vous le savez, Mme Monguillot et ses trois filles. Monsieur Monguillot a quitté sa famille le matin, fier de son travail, pour mourir dans des conditions particulièrement atroces, alors qu'il avait seulement demandé à des gens qui montaient dans son bus de payer leur ticket et de porter un masque. Ce n'est pas uniquement lui qui a été attaqué mais aussi l'autorité qu'il représentait, et c'est un peu de la République, un peu de nous-mêmes qui a été blessé par ces actes horribles.

Leurs auteurs ont été, je me dois de le dire, très rapidement appréhendés par la police nationale, qui a fait un travail extraordinaire, vous le savez bien, madame la députée : dès le lendemain, grâce à la vidéo-protection installée dans le bus, cinq interpellations ont eu lieu, quatre personnes ont été présentées au parquet, écrouées et mises en examen.

Cet acte particulièrement horrible ne doit pas seulement avoir une résonance dans le Pays basque, mais dans toute l'étendue de la République. Car depuis désormais trop longtemps, les conducteurs de bus, les professeurs, les médecins, les pompiers - encore hier à Étampes, où je me suis rendu - mais aussi les policiers et les gendarmes, parce qu'ils sont détenteurs de l'autorité publique et qu'ils portent pour une partie d'entre eux un uniforme de la République, sont insultés, blessés et parfois perdent la vie. Je veux ici leur rendre hommage une nouvelle fois. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et MODEM, ainsi que sur plusieurs bancs des groupes LR, UDI-I, Agir ens, SOC et GDR et parmi les députés non inscrits.)

J'aurai l'occasion dans les prochains jours, aux côtés du ministre délégué aux transports, de travailler encore davantage avec vous et avec les sociétés de transports pour renforcer la sécurité des conducteurs de bus. (Mêmes mouvements.)

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