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🧭Gouvernement Castex
Jean Castex
, Premier ministre

Barbara Pompili
, Ministère de la transition écologique
Jean-Michel Blanquer
, Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports
Bruno Le Maire
, Ministère de l’économie, des finances et de la relance
Florence Parly
, Ministère des armées
Gérald Darmanin
, Ministère de l’intérieur
Élisabeth Borne
, Ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion
Sébastien Lecornu
, Ministère des outre-mer
Jacqueline Gourault
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
Éric Dupond-Moretti
, Ministère de la justice
Roselyne Bachelot
, Ministère de la culture
Olivier Véran
, Ministère des solidarités et de la santé
Annick Girardin
, Ministère de la mer
Frédérique Vidal
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
Julien Denormandie
, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation
Amélie de Montchalin
, Ministère de la transformation et de la fonction publiques
Joël Giraud
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
💬COP26
Olga Givernet
3 nov. 2021climat


M. le président. La parole est à Mme Olga Givernet.

Mme Olga Givernet. Le réchauffement climatique bouleverse déjà nos équilibres mondiaux avec des conséquences irréversibles. C'est dans ce contexte que s'est ouverte dimanche à Glasgow la 26e conférence mondiale sur le climat, la COP26.

Des avancées ont été obtenues lors du G20 à Rome pour accélérer la transition écologique, notamment la fin des subventions à l'export pour de nouvelles centrales au charbon. Et la France s'est engagée à la fermeture des centrales à charbon d'ici 2022. De plus, le versement de 100 milliards de dollars aux pays vulnérables a été décidé, parce que nous devons tous être solidaires face à ce défi collectif.

Mais il faut aller plus loin, et le message du Président de la République est clair : la COP26 doit réussir ! Le constat est partagé, les études scientifiques convergent : il nous faut tenir l'objectif d'un réchauffement de 1,5 degré énoncé dans l'accord de Paris.

Chaque année, les étés sont marqués par des catastrophes naturelles à répétition. La hausse des températures provoque incendies et canicules, mais aussi inondations et tempêtes spectaculaires, parfois à quelques jours d'intervalle sur un même territoire. Le réchauffement climatique cause désertification, submersion des terres, famines, migrations. C'est une menace majeure pour la planète et notre civilisation. La paix et la sécurité internationale dépendent de ces enjeux, dans cette crise annoncée pour le climat.

Cinq ans après le sommet de Paris, la France est en pointe dans la lutte contre le réchauffement climatique. Nous avons pris des décisions fortes pour atteindre une économie zéro carbone à l'horizon 2050. Partout sur le territoire national, nous amplifions notre action, en application de la loi « climat et résilience ».

Notre inquiétude porte sur les difficultés de la communauté internationale à coordonner ses engagements et à les tenir. Pouvez-vous rappeler les enjeux diplomatiques et les critères pour que la COP26 ait un résultat positif sur notre engagement collectif dans la lutte contre le réchauffement climatique ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)

M. le président. La parole est à M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères.

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Trois objectifs permettront de juger si cette COP26 est un succès. À l'heure actuelle, force est de reconnaître que nous n'y sommes pas.

Le premier est de vraiment nous engager sur la trajectoire d'un réchauffement de 1,5o C. L'accord de Paris envisageait de limiter le réchauffement entre 2 et 1,5o C, le G20 a proposé de fixer cet objectif à 1,5o C, c'est une nouveauté.

M. Jean-Marie Sermier. Idéaliste !

M. Jean-Yves Le Drian, ministre . Encore faut-il que les moyens affectés à cette trajectoire soient réellement au rendez-vous, c'est le plus important. L'Europe est présente, puisque nous avons tenu les murs pendant toute une période pour faire respecter les engagements de l'accord de Paris. Des avancées ont eu lieu lors du G20 : pour la première fois, l'Inde a annoncé sa volonté de neutralité carbone en 2070, mais aussi une nouvelle contribution déterminée au niveau national. D'autres pays l'ont fait, le Brésil, que nous n'attendions pas, est au moins dans une posture d'affichage. Il faut poursuivre la pression dans cette direction.

Le deuxième objectif est de faire en sorte que le soutien financier de 100 milliards de dollars par an, décidé depuis la conférence de Copenhague et rappelé à Paris, soit effectif. Sur ce point, la décision des États-Unis de quadrupler leur offre, celle de l'Italie de tripler son financement pour le climat, le fait que la France ait décidé de le porter de 6 à 7 milliards et que l'Union européenne fournisse 25 des 100 milliards sont autant d'aspects positifs, mais le compte n'y est pas encore.

Le troisième objectif, dont on parle moins, est la finalisation des règles d'application sur les marchés carbone. C'est un sujet très technique, mais aussi très politique. Voici les trois critères sur lesquels nous jugerons du succès de cette COP26. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)

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