🤔La filière horticole françaiseM. Stéphane Viry interroge M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la situation préoccupante de la filière horticole de France (producteurs de fleurs et plantes, paysagistes, jardineries et fleuristes). Cette filière représente des centaines de milliers d'acteurs économiques, mal considérés dans les priorités politiques, alors que leur utilité est multiple et que les emplois dans ces secteurs d'activités sont nombreux. La crise actuelle accentue l'acuité de cette réalité. Pour autant, le végétal est un produit agricole, vivant, ultra-frais, périssable, non stockable, non transformable et qui nécessite souvent un temps long de production. Et M. le député déplore que les professionnels du végétal soient les grands oubliés de l'agriculture française : il faut rappeler que, au printemps 2020, 100 millions de tiges de fleurs ont été détruites et que l'aide de 25 millions d'euros débloquée par l'État pour compenser ces pertes n'est toujours pas versée près d'un an après, alors que les trésoreries des exploitations horticoles sont exsangues et que les producteurs doivent réinvestir l'équivalent d'un demi-milliard d'euros pour les mises en culture du printemps, sans aucune certitude d'écouler la production, dépendant de l'ouverture administrative des points de vente de végétaux. Comment ne pas comprendre qu'ils se sentent délaissés, alors que le plan de relance ne semble accorder que peu de place aux professionnels du végétal ? 30 millions d'euros viennent d'être débloqués dans un dispositif de soutien à l'agriculture urbaine et aux jardins partagés. La filière salue cette ambition, tant il est indispensable de remettre de la nature en ville. Les appels à projet sont ouverts aux associations, aux collectivités locales, aux bailleurs sociaux... Et quelle place pour les professionnels du végétal dans ce dispositif ? Comment favoriser la transition vers la ville verte alors que la commande publique en matière d'entretien et de projets de végétalisation des villes est à l'arrêt ? Il l'interpelle sur l'urgence de reconnaître les professionnels du végétal comme des acteurs incontournables et que le végétal soit reconnu pour ce qu'il est : essentiel à la vie et à la santé des Français. Il lui demande son avis sur ce sujet.