🤔Situation de LapeyreM. Bastien Lachaud interroge M. le ministre de l'économie, des finances et de la relance sur la situation de l'entreprise Lapeyre. Lapeyre. Un nom que tous les Français connaissent. Le nom d'une entreprise fondée en 1931. Une entreprise synonyme de 90 ans de savoir-faire et d'excellence dans le domaine de la menuiserie et de l'aménagement. Une entreprise qui emploie aujourd'hui près de 3 500 salariés, dans 10 usines, 126 magasins, sur tout le territoire national, à son siège, dans la circonscription de M. le député, à Aubervilliers. Une entreprise qui risque aujourd'hui de disparaître. Suite à des erreurs stratégiques qui ont mis Lapeyre en difficulté, Saint-Gobain, propriétaire de l'entreprise, a choisi de la vendre. Il privilégie aujourd'hui l'offre de Mutares, un fonds d'investissement allemand, côté à la bourse de Francfort. Cette vente se fait dans des conditions d'opacité inacceptable. Saint-Gobain a d'ailleurs été condamné en justice pour défaut d'information. Les représentants des salariés sont tenus dans le flou. Et quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup ! Ce loup, c'est Mutares, connu pour ses opérations de rachat à finalité spéculative. Pixmania, Artmadis ou GrosBill en ont fait les frais par le passé. Victimes d'un repreneur qui n'a pas de projet d'entreprise, qui ne cherche qu'à siphonner les comptes, licencier, vendre le patrimoine immobilier, pour engranger des fonds à court terme, engraisser ses dirigeants et gaver ses actionnaires. Avant de laisser ses victimes exsangues. C'est le scénario qui risque de se reproduire pour Lapeyre. Les syndicats ont découvert l'existence d'un business plan prévoyant près de 1 000 licenciements, la fermeture de 4 usines, de nombreux magasins, dès 2023 ! Et Mutares va continuer et se nourrir sur la bête, jusqu'à la liquidation. Une honte. Il faut arrêter la casse sociale avant qu'il ne soit trop tard ! Des salariés se sont regroupés au sein du « collectif Lapeyre », et ont élaboré un projet crédible de sauvegarde de l'entreprise et de l'emploi. Ils tirent depuis des mois la sonnette d'alarme, jusqu'au Président de la République. M. le député a écrit au ministre de l'économie. Pas de réponse. Pas de soutien. Pas d'action. Alors, jusqu'à quand M. le ministre va-t-il laisser faire la vente à la découpe du patrimoine industriel français ? Il lui demande ce qu'il va faire pour sauver Lapeyre.