🤔Injustice subie par les lycéens inscrits au CNED en classe complète réglementéeM. Joël Aviragnet attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur l'injustice subie par les lycéens inscrits au CNED en classe complète réglementée. La crise sanitaire que subit le pays depuis un an bouleverse tous les champs de l'activité humaine. M. le ministre a fait le choix d'œuvrer pour une ouverture des écoles, collèges et lycées. Cette décision se comprend car on a le devoir d'offrir une scolarité de qualité à tous les jeunes. Les contraintes sanitaires ont poussé M. le ministre à décider d'un examen du baccalauréat en contrôle continu pour les enfants sous statut scolaire, qu'ils étudient en lycée public ou en lycée privé sous contrat. Or, certains jeunes sont laissés sur le bord de la route. M. le député veut parler ici des lycéens inscrits au CNED en classe complète réglementée. Les raisons expliquant ce statut particulier sont multiples, telles qu'une maladie empêchant une scolarité dite classique ou des incompatibilités diverses. Une scolarité via le CNED à inscription réglementée est le fruit d'un dialogue entre l'éducation nationale, ses représentants et les parents. Ces élèves sont considérés comme scolarisés. Mais cette année, de nombreux enfants dans cette situation ont eu la surprise de recevoir une convocation à un examen en présentiel. Le syndicat national des enseignants du second degré a d'ailleurs adressé à M. le ministre un courrier à ce sujet pour lui faire part de son incompréhension. Alors que de nombreux élèves étudiant par le CNED réglementé n'ont reçu leurs codes d'accès aux cours qu'au mois de novembre 2020, c'est la double-peine. D'une part, ils ont deux mois de moins que leurs camarades des lycées publics ou privés sous contrat pour préparer leur baccalauréat ; d'autre part ils devront, eux, passer cet examen, ne bénéficiant du contrôle continu que pour leurs épreuves de spécialité. Cette situation n'est pas envisageable. Il ne peut pas y avoir de différence entre ces lycéens pour un même examen. La loi est très claire à ce sujet. Ces jeunes se battent pour apprendre et préparer leur entrée dans la société malgré des situations de vie souvent difficiles. Ils n'ont pas à souffrir d'une telle inégalité de traitement. Il lui demande s'il envisage de revenir sur la note d'information du 1er mars 2021, qui confirme le choix de considérer les élèves du CNED en classe réglementée comme des candidats libres et s'il compte appliquer aux lycéens inscrits au CNED en classe complète réglementée les mêmes modalités d'examen du baccalauréat qu'à leurs camarades des lycées publics.