🤔Accompagnement financier de l'État dans les Alpes-MaritimesM. Éric Ciotti attire l'attention de M. le Premier ministre sur l'accompagnement financier de l'État pour la reconstruction des vallées des Alpes-Maritimes. En effet, alors que plus de 6 mois se sont écoulés depuis la catastrophe climatique, les engagements financiers pris par l'État n'ont pas été honorés. À Breil-sur-Roya, le Président de la République avait promis que l'État apporterait « plusieurs centaines de millions d'euros » pour reconstruire « très vite » les vallées des Alpes-Maritimes dévastées. Or, mi-avril 2021, 26 millions d'euros seulement ont été attribués à l'ensemble des collectivités territoriales des Alpes-Maritimes par l'État, dont 8,8 millions d'euros pour le conseil départemental. Cette somme apparaît largement insuffisante au regard de l'importance des besoins de reconstruction. À l'inverse, le département, la Métropole Nice Côte d'Azur et les communes ont engagé immédiatement tous les moyens financiers dont elles disposent pour contribuer à la reconstruction des vallées. Pour la seule collectivité départementale, l'investissement financier s'établit à 75 millions d'euros, d'ores et déjà engagés, sur un total estimé de 381 millions. Compte tenu de la gravité de la situation, il est indispensable que le Gouvernement prenne immédiatement toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les engagements financiers du Président de la République. Aussi, il lui demande de préciser d'une part le montant des sommes qui seront versées et d'autre part le calendrier de ces versements. L'Union européenne, par la voix de la Présidente de la Commission européenne, a également fait savoir qu'elle serait au rendez-vous de la solidarité en mobilisant plus de 60 millions d'euros issus du fonds européens de solidarité. Il lui demande de quelle manière ces crédits vont être exclusivement mis à la disposition des besoins des collectivités territoriales. Par ailleurs, la mobilisation du fonds de prévention des risques naturels majeurs, dit « fonds Barnier », constitue l'unique et faible compensation à la perte irréversible d'un bien exposé au risque, acquis après une vie de labeur. Or les sinistrés attendent toujours de connaître si le « fonds Barnier » interviendra sur leur bien exposé dans le cadre d'une procédure d'acquisition ou de démolition. Il lui demande dès lors à quelle date aboutiront les procédures attachées à ce fonds de prévention des risques naturels majeurs. Enfin, nombre de zones porteuses de risque devant être abandonnées à la nature au sein des villages sinistrés des Alpes-Maritimes sont constituées de terrains constructibles non bâtis. Le « fonds Barnier » ne prévoit qu'une estimation de la valeur des biens bâtis, les terrains constructibles étant exclus. Il lui demande quelles mesures d'élargissement aux conditions d'éligibilité au fonds ont été prises pour que les terrains non bâtis bénéficient d'une indemnité de réemploi eu égard au potentiel de constructibilité qu'ils généraient avant l'existence du risque.