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🧭Gouvernement Castex

















🤔Désertification médicale dans le Val-d'Oise, inégal accès à la pédopsychiatrie
18 mai 2021
Aurélien Taché
santé
M. Aurélien Taché alerte M. le ministre des solidarités et de la santé sur la dangereuse désertification médicale qui frappe le département du Val-d'Oise. La pédopsychiatrie est particulièrement touchée par ce phénomène avec des conséquences extrêmement graves sur l'offre de soins et le suivi des enfants et jeunes concernés, à court comme à long terme. Le contexte de crise sanitaire que le pays traverse aggrave ce problème avec ce que les spécialistes de santé qualifient déjà de « troisième vague psychiatrique ». Cette absence de prise en charge et de suivi approprié a des répercussions importantes. Sur les enfants d'abord, avec notamment des risques de décrochage scolaire et social précoce. Sur les parents ensuite, qui doivent parfois aller jusqu'à abandonner une activité professionnelle pour prendre soin de leur progéniture. Les listes d'attentes pour pouvoir consulter ces spécialistes ne cessent de s'allonger ! On recense dans sa circonscription, la 10e du Val-d'Oise, un département jeune et populaire qui compte deux hôpitaux de jour de à Cergy-Le-haut et Cergy-Préfecture, près de 600 enfants inscrits à ce jour sur liste d'attente. Il faut en moyenne attendre deux ans pour obtenir une consultation : ce n'est pas normal ! Surtout quand certains jeunes sont dans une situation de détresse qui relève de l'urgence absolue : on renvoie chez eux, seuls, des enfants qui étaient parfois sur le point de mettre fin à leurs jours, qui représentent un danger pour eux-mêmes comme pour leurs proches. Faut-il attendre un funeste passage à l'acte pour faire quelque chose ? Cette problématique est la conséquence directe de la répartition de l'offre de soin entre Paris intra-muros, qui concentre le plus grand C.H.U d'Europe et sept facultés de médecine, et la grande couronne. Les départements périphériques souffrent de moyens beaucoup plus restreints pour une zone qui concentre tout de même près de 10 millions d'habitants et qui est en perpétuelle expansion. Par exemple à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière on compte un temps-plein pour 15 enfants suivis quand à Cergy on en compte 0,10 pour le même nombre d'enfants. À Cergy on compte un seul interne à l'hôpital en service de psychiatrie quand on en compte 15 à l'Hôpital Robert Debré. Des stages qui doivent avoir lieu en banlieue ou en zone « périphérique » sont régulièrement annulés et remplacés au profit d'une spécialisation à Paris. C'est pour ces raisons qu'il lui demande quelles sont les actions envisagées par le Gouvernement pour mettre fin à cette inégalité d'accès aux soins psychiatriques. Il souhaite notamment savoir si la répartition des internes entre AP-HP et Grande Couronne dans certaines spécialités où la demande est forte pourra être rééquilibrée. Il voudrait également savoir si l'imposition de la permanence des soins dans le privé est une option qui pourrait être étudiée afin de délester des services d'hôpitaux publics pris d'assaut et permettre une répartition équitable du travail à accomplir.
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