🤔La revalorisation salariale des oubliés du SégurM. Stéphane Viry appelle l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les « oubliés du Ségur ». Il a en effet été interpellé à de nombreuses reprises dans le département des Vosges par des salariés du secteur social et du médico-social, des services d'aide et d'accompagnement à domicile et des agents non médicaux des Ehpad notamment, qui déplorent une revalorisation salariale insuffisante pour leurs professions, alors que certains d'entre eux ont été au plus près de la crise sanitaire dès le mois de mars 2020. Il ne doit pas y avoir de deux poids, deux mesures. Un traitement identique s'impose. À Nancy, à Paris, à Montpellier, à Nantes et même à Épinal, les manifestations se multiplient sans que des réponses concrètes n'aient été apportées par le Gouvernement. Il est à ce titre possible de citer les éducateurs spécialisés, les auxiliaires de vie, les salariés de maisons d'enfants ou encore les agents administratifs d'Ehpad. La demande est bien celle d'une revalorisation des salaires à hauteur de l'investissement de ces professionnels du secteur social et médico-social. Aussi, la prime Ségur de 183 euros, accordée uniquement au secteur public - et 160 euros dans le secteur privé lucratif - pose un véritable problème de recrutement. Car, pour une rémunération supplémentaire, les professionnels médico-sociaux préfèrent intégrer une structure hospitalière. Très concrètement, il faut craindre une dangereuse migration des salariés des services d'aide et d'accompagnement à domicile (SAAD), vers les structures hospitalières bien plus attrayantes sur un plan salarial, alors que ce secteur du domicile rencontre déjà des difficultés de recrutement. Il s'agit là d'un véritable risque pour ce secteur majoritairement associatif, qui pourrait être sous-doté en ressources humaines dans les années à venir. Se pose aussi la question de la revalorisation pour les sages-femmes libérales, que M. le député a récemment rencontrées dans sa circonscription des Vosges. Une augmentation de la grille indiciaire s'impose. Dès lors, il l'interroge sur les mesures qui pourraient être envisagées par le Gouvernement pour soutenir et financer la revalorisation des rémunérations de ces « oubliés du Ségur ».