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🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Moyens en faveur de la lutte contre le harcèlement à l'école
28 juil. 2026 •
Anthony Boulogne
• enseignement
M. Anthony Boulogne interpelle M. le ministre de l'éducation nationale sur les chiffres du harcèlement dans les écoles, collèges et lycées de France et les moyens publics mis en œuvre pour faire face à ce fléau. Les résultats des auto-évaluations réalisées par les élèves dans le cadre de la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l'école, en novembre 2025, permettent de dresser un panorama assez édifiant de ce phénomène : 3 % des écoliers du CE2 au CM2 déclarent subir, de manière répétée, des atteintes de leurs pairs et expriment une perception négative de leur vie scolaire (la définition même du harcèlement scolaire), ce qui représente 70 200 élèves (rapporté aux effectifs scolarisés à la rentrée 2025, données collectées par la DEPP). Concernant le second degré, 4 % des collégiens déclarent avoir subi du harcèlement scolaire (soit 134 400 élèves) et 2 % des lycéens (45 200 élèves concernés par des faits de harcèlement). Ainsi, selon ces données de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) et du baromètre sur le harcèlement en milieu scolaire, 250 000 élèves subiraient du harcèlement au sein de leur établissement, touchant les garçons dans les mêmes proportions que les filles. Au-delà des situations de harcèlement à proprement parler, 13 % des élèves du premier degré, 6 % au collège et 5 % au lycée se trouvent dans des situations intermédiaires de dégradation de leur vie scolaire, dites « à surveiller » et qui impliquent donc une surveillance accrue du personnel de vie éducative vis-à-vis des élèves concernés. Il insiste sur le fait que la lutte contre le harcèlement scolaire doit constituer une priorité de l'action du ministère et des services compétents de l'État. Au regard de ces chiffres, qui démontrent bien l'importance du fléau que constitue le harcèlement scolaire, il lui demande, en tant que rapporteur spécial pour la commission des finances sur la mission Enseignement scolaire, de lui détailler les moyens publics mis en œuvre pour faire face à un phénomène qui nuit à la bonne poursuite de la scolarité et de la qualité de vie de plusieurs centaines de milliers d'élèves dans le pays.
↕️Tri
💡 • 20 oct. 2026 •
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale • 📌Épinglé
La lutte contre le harcèlement scolaire revêt une importance majeure pour le ministère de l'éducation nationale. À ce titre, des moyens publics conséquents sont mobilisés dans le cadre du programme de lutte contre le harcèlement (pHARe), obligatoire dans tous les établissements d'enseignement publics depuis la rentrée 2023. Ce dispositif couvre la prévention et le traitement des situations de harcèlement survenant dans le premier et le second degrés. Il implique tous les membres de la communauté éducative. À ce jour, près de la totalité des écoles, collèges et lycées publics sont dotés d'une équipe ressource pHARe formée à la détection et à la prise en charge des situations. Les moyens humains ont été considérablement renforcés avec la désignation d'un coordonnateur dans chaque établissement du second degré bénéficiant d'une indemnité pour mission particulière, ainsi que le recrutement en 2024 de 150 responsables académiques et départementaux dédiés à temps plein au déploiement du dispositif pHARe et au traitement des situations les plus complexes. Tous les personnels de l'éducation nationale sont tenus d'effectuer une formation via un parcours hybride d'une durée de six heures. Un parcours de formation spécifique pour les personnels de direction et les membres des équipes ressources chargés de traiter les situations au sein des établissements est déployé en complément. Les élèves sont sensibilisés à toutes les formes de harcèlement, y compris en ligne, à ses conséquences pour les victimes, les témoins et les auteurs. Au cours de l'année scolaire 2025-2026, plus de 130 000 collégiens et lycéens se sont portés volontaires pour être ambassadeurs de la lutte contre le harcèlement dans leur établissement. Accompagnés par un ou plusieurs adultes référents tout au long de l'année, ils contribuent activement à la prévention et au repérage des situations. Les parents d'élèves disposent d'une plateforme d'auto-formation intitulée « Non au harcèlement - Des clés pour les familles », mise en place depuis novembre 2024, pour leur permettre de détecter les signaux faibles et d'identifier leurs moyens d'agir dans le cas où leur enfant serait victime ou témoin de harcèlement à l'école. Un protocole national de prise en charge, en vigueur et en ligne depuis novembre 2023, encadre l'ensemble des étapes du traitement des situations, de leur identification à leur résolution effective, en précisant notamment les mesures de protection immédiates à prendre à l'égard des victimes. L'arsenal des sanctions a été renforcé, à la fois au plan disciplinaire (décret n° 2023-782 du 16 août 2023) et au plan pénal (loi n° 2022-299 du 2 mars 2022). Le ministère de l'éducation nationale subventionne à hauteur de 600 000 € au titre de l'année 2026, l'association e-Enfance qui opère la plateforme nationale de signalement 3018 et organise des séances de sensibilisation au cyberharcèlement. Pour évaluer l'efficacité des actions engagées et réajuster les moyens alloués, le ministère s'appuie sur les enquêtes de climat scolaire et le baromètre sur le harcèlement en milieu scolaire.
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