🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
ℹ️Conseil : Quelques mots-clés suffisent 😉
🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Piratage de la DGFiP et nécessité de renforcer la sécurité des données
25 août 2026 •
Jean-Michel Brard
• numérique
M. Jean-Michel Brard appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur la gravité du piratage dont a été victime la direction générale des finances publiques (DGFiP) et sur la nécessité de tirer toutes les conséquences de cette nouvelle atteinte à la sécurité des données personnelles des Français. Le 17 août 2026, il a été annoncé que les données de 678 000 particuliers et professionnels avaient été consultées ou extraites à la suite d'une cyberattaque visant l'administration fiscale, dont environ 350 000 particuliers. Parmi les informations susceptibles d'avoir été dérobées figurent notamment les noms et prénoms, le quotient familial, le revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source. La DGFiP a commencé à informer individuellement les personnes concernées. Cette affaire suscite une légitime inquiétude chez les citoyens. Les données fiscales constituent en effet des informations particulièrement sensibles. Leur détournement pourrait permettre à des fraudeurs de construire des opérations notamment de d'hameçonnage extrêmement crédibles, de faciliter des tentatives d'usurpation d'identité et, plus largement, de préparer des fraudes financières. La connaissance d'informations fiscales précises peut notamment permettre à un fraudeur de se faire passer plus facilement pour une administration, une banque ou un organisme auprès d'un particulier. Cette nouvelle attaque intervient par ailleurs dans un contexte de multiplication des fuites et cyberattaques affectant des organismes publics. Une précédente fuite concernant le fichier FICOBA avait déjà conduit des parlementaires à interroger le Gouvernement sur l'exposition des Français aux risques d'usurpation d'identité et de fraude bancaire. De nombreux politiques ont d'ores et déjà demandé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette attaque. Des sénateurs ont notamment demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire, tandis que le Gouvernement a réuni une cellule interministérielle de crise. Le parquet de Paris a également ouvert une enquête judiciaire pour notamment « extraction frauduleuse de données » contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'État. Si l'enquête judiciaire doit naturellement suivre son cours, il apparaît indispensable que la représentation nationale puisse également exercer pleinement son rôle de contrôle de l'action du Gouvernement. Il est nécessaire de comprendre comment une administration détenant des millions de données personnelles et fiscales particulièrement sensibles a pu être ainsi compromise, d'identifier les éventuelles failles humaines, techniques ou organisationnelles, de déterminer si les moyens consacrés à la cybersécurité de l'État sont à la hauteur des menaces qui risquent de se reproduire et de vérifier que les recommandations et alertes formulées lors de précédents incidents ont bien été suivies d'effets. Au-delà de l'identification des responsabilités, les citoyens inquiets attendent des mesures concrètes. Ils doivent pouvoir être accompagnés et protégés face aux conséquences potentielles de cette fuite, notamment contre les risques d'usurpation d'identité, de fraude et d'escroquerie. La puissance publique doit également garantir que les victimes disposent d'informations suffisamment précises et de dispositifs simples leur permettant de se prémunir contre ces risques et puissent être rassurés. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures immédiates il entend prendre afin de protéger les 678 000 personnes concernées et de prévenir toute utilisation frauduleuse de ces données dérobées, quels moyens supplémentaires seront consacrés à la sécurisation des systèmes d'information de l'État, quelles responsabilités seront établies à l'issue des investigations. Enfin, il lui demande quelles garanties le Gouvernement entend apporter à l'ensemble des citoyens afin qu'une telle situation ne puisse pas se reproduire et que la protection des données confiées à l'administration française soit considérée comme une exigence régalienne de premier ordre.
↕️Tri
💡 • 27 oct. 2026 •
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics • 📌Épinglé
Le Gouvernement et la direction générale des finances publiques (DGFIP) partagent pleinement les préoccupations exprimées concernant ces vols de données. Ces cyberattaques et les vols de données auxquels ils ont conduit sont des faits graves et nécessitent transparence et considération envers les victimes et exigent un renforcement de la sécurité du système d'information de la DGFiP. 1- Le premier incident a été revendiqué le 12 août 2026 et signalé à la DGFiP par l'agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI) transmis via le service du haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS). Cet incident a mobilisé la compromission de plusieurs identifiants d'un autre ministère ; leur usage frauduleux a permis d'accéder à un réseau du ministère concerné, puis au réseau interministériel de l'État (RIE) puis d'accéder au portail ADER de la DGFiP, ouvert sur le RIE et qui permet d'accéder à des applications DGFiP. En usurpant l'identité d'un agent de la DGFiP, le cybermalveillant a pu accéder via ce portail à une application de la DGFiP. Grâce à cet accès, il a pu accéder à des données fiscales d'usagers particuliers et professionnels. Au total, il a volé les données de 353 000 particuliers pour les données fiscales englobant l'identifiant fiscal, l'état civil, les coordonnées postales, téléphoniques et électroniques, la situation fiscale (situation de famille, nombre de personnes à charge, nombre de parts, revenu fiscal de référence, taux de prélèvements à la source). D'autre part, il a accédé aux données de 252 000 professionnels (SIREN, raison sociale, adresse) qui sont en réalité publiques. Ces chiffres diffèrent de ceux de la revendication du fait des doublons et des personnes décédées. S'agissant des identifiants usurpés des agents DGFiP, la détection d'activités anormales sur internet en lien avec ces identifiants et le signalement externe du fait qu'ils figuraient dans des listes vendues sur le darknet ont conduit à leur réinitialisation. Cette opération a interrompu l'attaque mais les investigations menées à ce moment, tournées vers internet, et non sur le portail ADER situé sur le réseau interministériel de l'État, n'ont pas permis de détecter l'attaque avant la revendication du 12 août. L'information de l'ensemble des usagers concernés a été réalisée. 2- Le vol de données cadastrales survenue en août concerne, après retrait des doublons et des personnes décédées, 432 000 usagers particuliers et professionnels. Ils font suite au vol de l'identifiant et du mot de passe d'un partenaire externe (profession réglementée) couplé avec le vol de l'identifiant et du mot de passe de messagerie de ce même partenaire. Ainsi, le dispositif avec deux facteurs d'authentification appuyé sur un code temporaire envoyé par mail au partenaire a été rendu inopérant. Les données volées sont l'identité des personnes (nom, prénom, sexe, date et lieu de naissance, nom, prénom d'usage), leur adresse, la nature de leur droit (propriétaire, indivisaire, usufruitier, …) sur certaines parcelles. Dès la détection de ces incidents, la DGFIP a déclenché les dispositifs prévus en matière de gestion des incidents de sécurité afin de contenir l'attaque, d'identifier les systèmes et les données susceptibles d'avoir été concernés, de sécuriser les environnements informatiques et de conduire les investigations nécessaires. Les autorités compétentes en matière de cybersécurité ont été associées à ces opérations notamment l'agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), l'office de cyber-anticriminilaté (OFAC). Des notifications de la commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) ont été faites dans les délais prévus par la réglementation. Les investigations conduites à la suite de l'attaque ont notamment eu pour objet d'identifier les usagers victimes de vol de données, pour les informer. Elles ont aussi permis de retracer complètement les chemins d'attaque afin prendre des mesures conservatoires de sécurité et d'engager les travaux permettant de bloquer le même type d'attaque à l'avenir. S'agissant des mesures de sécurisation du système d'information de la DGFiP, elles s'inscrivent en conformité avec la feuille de route des efforts prioritaires en matière de sécurité numérique de l'État de l'ANSSI. Après les incidents de l'été 2026, une accélération et une amplification de ces mesures ont été décidées, et notamment :  - la coupure du portail internet de la gestion publique pour les agents DGFiP : il permettait auparavant aux agents d'accéder à leur messagerie et à des applications RH depuis un PC personnel. La séparation des usagers personnels et professionnels est un axe de sécurisation important. Désormais les agents peuvent accéder aux applications DGFiP depuis leur domicile uniquement via un PC professionnel et le VPN (Virtual Private Network : dispositif de connexion sécurisée à distance) de la DGFiP ; - le renforcement des outillages de détection de la DGFiP, avec leur alimentation par des sondes de données supplémentaires, notamment aux interfaces avec les partenaires de la DGFiP ; - la mise en place systématique de détection de volumétrie anormale de consultation des applications avec le blocage automatique des comptes utilisateurs, en commençant par les applications les plus sensibles ; - le renforcement des modalités d'authentification des partenaires qui accèdent aux applications ou données DGFiP ; - la mise en place, dès que possible, de l'authentification forte pour les agents DGFiP : pour accéder aux applications, ils devront disposer d'une clé USB sécurisée et d'un mot de passe, soit deux facteurs d'authentification ; - l'utilisation de l'intelligence artificielle pour détecter des vulnérabilités du SI de la DGFiP ; - le renforcement de la formation des agents de la DGFiP à la cybersécurité avec une intensification des exercices internes d'hameçonnage, qui sont une pratique déjà régulière de la DGFIP. Ils visent à entraîner et renforcer la vigilance des agents DGFiP ; - l'intensification au recours à des communautés externes pour organiser des hackings éthiques, ce que les spécialistes appellent en anglais des « bug bounty », pour détecter les vulnérabilités du SI DGFiP. La DGFiP est pleinement engagée pour améliorer le niveau de sécurisation de son système d'information et pour tirer tous les enseignements de ces événements d'une grande gravité.
0/300
0/300
🚀