Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative (MSJVA) considère la tension sur l'emploi des maîtres-nageurs sauveteurs (MNS) comme un enjeu majeur de sécurité publique et de prévention des noyades. Il a engagé depuis plusieurs années une démarche structurée visant à renforcer l'attractivité du métier, faciliter l'accès aux formations et adapter les conditions d'exercice aux besoins des territoires. Cette démarche s'appuie notamment sur les états généraux de l'encadrement et de la surveillance dans la filière aquatique (EGESFA), lancés en février 2023. Un comité de suivi, réuni environ une fois par semestre, assure depuis lors la coordination des acteurs de la filière, le suivi des mesures engagées et l'identification de nouvelles actions. Le ministère a également agi sur les conditions d'exercice des surveillants-sauveteurs. C'est dans cette perspective que s'inscrit le travail conduit par le ministère de l'intérieur, avec le MSJVA et les acteurs de la filière, afin de poursuivre la rénovation de la filière de surveillance et de sauvetage aquatique. La filière connaît une évolution majeure avec la création du certificat de surveillant sauveteur aquatique (SSA). Cette nouvelle organisation, annoncée pour le 1er octobre 2026, doit progressivement prendre la suite du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA). L'attractivité du métier de MNS fait également l'objet d'une action spécifique. Un plan de promotion du métier de maître-nageur sauveteur a été déployé en 2023 afin d'en améliorer l'image et l'attractivité et de favoriser à la fois le recrutement et la fidélisation des professionnels. Cette action est d'autant plus importante que le taux d'emploi des titulaires du titre de MNS atteint 87 %, l'un des meilleurs taux d'insertion observés parmi les formations du BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport). L'accès aux formations est parallèlement facilité. Depuis 2022, trois diplômes supplémentaires permettent d'obtenir le titre de MNS, tandis que les certifications professionnelles font l'objet d'un travail de réécriture en blocs de compétences afin de favoriser des parcours de formation plus modulaires et plus accessibles. Une enquête consacrée aux métiers de la filière aquatique a été conduite par le ministère et ses résultats, rendus en 2025, permettent de tenir compte des besoins en compétences et des conditions d'emploi du secteur. Les formations précitées sont payantes, qu'elles soient dispensées dans un établissement public ou privé, avec des coûts variables selon leur durée et le parcours de chaque candidat. Toutefois, plusieurs dispositifs permettent d'en faciliter l'accès. Selon l'âge, le niveau d'études ou la situation professionnelle du stagiaire, des aides financières peuvent notamment être mobilisées auprès des collectivités territoriales, de France Travail ou des missions locales. Par ailleurs, la formation peut-être prise en charge dans le cadre d'un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation. Elle peut également être suivie sans frais pour les candidats admis en formation initiale sous statut étudiant, notamment en BPJEPS dans les établissements publics relevant du MSJVA, via Parcoursup, ou dans le cadre d'une formation universitaire en STAPS. Le ministère poursuit ainsi une politique globale reposant sur quatre leviers complémentaires : augmenter le nombre de professionnels formés, renforcer l'attractivité et la fidélisation du métier, favoriser une meilleure adéquation entre les compétences disponibles et les besoins des territoires et adapter l'organisation de la surveillance aux évolutions de la fréquentation des lieux de baignade et aux conditions climatiques. Ces travaux sont conduits en concertation avec les collectivités territoriales et l'ensemble des acteurs de la filière, avec pour objectif de garantir durablement la sécurité des baignades et de contribuer à la réduction des noyades.