🤔Crise du fourrage pour les centres équestresMme Anne Sicard attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la situation financièrement intenable et alarmante des centres équestres et des structures équines frappés de plein fouet par la crise du fourrage. La succession climatique désastreuse de l'année a provoqué un effondrement de près de 50 % de la production de foin et de paille. Dans le Val-d'Oise, département qui compte de nombreux poney-clubs, écuries de propriétaires et centres de tourisme équestre, le manque d'herbe dans les prés a forcé les dirigeants à nourrir les chevaux au foin dès le cœur de l'été. Les stocks hivernaux sont d'ores et déjà épuisés. Sur le marché de substitution, le prix de la tonne de fourrage s'est envolé, doublant ou triplant dans certains secteurs, quand le foin ne vient pas tout simplement à manquer. Cette crise logistique s'accompagne d'une flambée d'environ 60 % du coût des carburants et du gazole non routier (GNR) nécessaires à l'entretien des structures. Contrairement à d'autres filières, les centres équestres ne peuvent pas suspendre ou réduire leur activité : ils ont l'obligation légale et éthique d'assurer quotidiennement le bien-être animal et l'alimentation de leur cavalerie. Ils sont pris en étau entre des charges d'approvisionnement massives et des recettes gelées par la baisse du pouvoir d'achat. Si le Gouvernement a annoncé le 4 septembre 2026 la création d'un « fonds de réarmement agricole » doté de 235 millions d'euros pour soutenir les trésoreries face à cette pénurie, de fortes incertitudes demeurent quant à l'accès réel et effectif des structures équestres à cette enveloppe territorialisée. Par le passé, les centres équestres ont trop souvent été exclus des dispositifs d'aide d'urgence à l'alimentation animale au motif qu'ils n'entraient pas strictement dans les cases de l'élevage de rente. Alors que la filière équestre représente un moteur économique et social majeur pour les territoires ruraux et périurbains du Val-d'Oise, elle lui demande de clarifier les conditions d'accès des centres équestres au fonds de réarmement agricole. Elle souhaite également savoir quelles mesures d'urgence spécifiques le Gouvernement compte mettre en œuvre pour plafonner les surcoûts d'achat et de transport du fourrage afin d'éviter des faillites massives au sein des clubs hippiques d'ici la fin de l'année.