🤔Difficultés de recrutement des professionnels dans le médico-socialMme Fanny Dombre Coste attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les difficultés de recrutement et de fidélisation des professionnels des établissements médico-sociaux accompagnant les personnes en situation de handicap. Bien qu'elles soient indispensables à la prise en charge quotidienne des personnes les plus vulnérables, ces structures sont confrontées à des postes durablement vacants : aides-soignants, accompagnants éducatifs et sociaux (AES), aides médico-psychologiques (AMP), infirmiers ou encore masseurs-kinésithérapeutes. Dans l'Hérault comme partout sur le territoire, les établissements accueillant des publics en situation de handicap peinent à pourvoir ces postes
via des CDI. De nombreux candidats préfèrent bénéficier des avantages liés aux contrats courts que de s'investir dans la durée dans une structure. Cette instabilité comporte de lourdes conséquences pour ces établissements : cela fragilise les équipes, complique le suivi des projets personnalisés et met en péril la continuité comme la qualité de l'accompagnement. Ces difficultés révèlent un déficit d'attractivité et de reconnaissance de ces métiers essentiels. Malgré leur technicité, leur niveau de responsabilités et les contraintes qui y sont liées (horaires décalés, travail de nuit, week-ends et jours fériés), ces professions restent insuffisamment rémunérées au regard de leur utilité sociale. Cette situation nuit à la fidélisation des professionnels travaillant dans ces structures et entretient une instabilité grave pour les personnes accompagnées. Une revalorisation durable des rémunérations et une amélioration des conditions de travail sont indispensables. Les professionnels auprès des personnes en situation de handicap ont besoin de signaux forts. Face au vieillissement de la population et à l'accroissement des besoins d'accompagnement, il est urgent de renforcer l'attractivité de ces métiers. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend enfin mettre les moyens nécessaires afin de répondre aux difficultés de recrutement et de fidélisation dans le secteur médico-social, pour revaloriser durablement les rémunérations et ainsi garantir la stabilité et la qualité de l'accompagnement des personnes en situation de handicap.