Catherine Vautrin, ministre des armées et des anciens combattants . Vous avez raison : depuis 1 462 jours, la France est aux côtés de l'Ukraine. Le premier fait que nous pouvons tous reconnaître, c'est l'implication, la résilience du peuple ukrainien face à cette guerre. Pour le soutenir, la réponse est plurielle. Si la première est évidemment capacitaire – vous l'avez souligné – et la France a souhaité apporter sa contribution dans ce domaine dès le premier jour, il faut également répondre aux besoins en matière de formation, cruciaux pour être opérationnels.
Cela me conduit à répondre à votre première question : comment pouvons-nous nous adapter ? Eh bien, en dix ans, la France aura doublé le budget de ses armées, afin d'améliorer leur situation capacitaire, mais aussi d'assurer leur maintien en condition opérationnelle, ce qui suppose de nombreuses heures de vol, de manœuvre pour nos navires et d'entraînement pour notre armée de terre.
Vous avez aussi évoqué la menace hybride, soulignant à juste titre qu'elle appelait plusieurs réponses, dont la première consiste bien sûr à renforcer nos capacités cyber et la seconde à consentir un effort en matière de renseignement. Le projet de LPM que nous aurons l'occasion de discuter dans quelques semaines prévoit une augmentation du budget alloué au renseignement, en particulier à la DRSD, qui informe et accompagne nos entreprises. Voilà comment nous pouvons aller plus loin !
Pour finir, vous m'avez interpellée au sujet du ciel ukrainien. Il s'agit d'en assurer la protection en Européens, car protéger l'Ukraine, c'est protéger l'Europe. Très concrètement, quand la France met à disposition un système SAMP/T NG, elle fournit d'un côté un radar et de l'autre des missiles. Telle est la façon dont nous pouvons répondre aux besoins de l'Ukraine, qui sont aujourd'hui ceux de l'Europe.